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Une partie de la communauté africaine de Harlem s’est donnée rendez-vous au pup « Shrine de NYC (new York  city) », pour suivre la finale de la 29e coupe d’Afrique des nations ce 10 février 2013. Sénégalais, Ethiopiens, Ghanéens mais surtout Burkinabés et Nigérians étaient dans la place. Dans la salle qui refuse du monde, les fans des étalons sont les plus visibles. Des tee-shirts Burkina ont même été confectionnés pour l’occasion à 20 dollars (10.000fcfa) la pièce.

L’optimisme était au rendez-vous pour les amis Burkinabé soutenus par les autres membres de l’Afrique francophone, en plus des Asiatiques et des Américains. Les Nigérians pouvaient eux se contenter de l’apport du voisin Ghanéen. L’ouverture du score de Sunday Mba à la 40 min permet aux supporters des super Eagles de sortir de leur réserve et d’exprimer leur joie. A la pause, le Dj balance un classique burkinabé, histoire de satisfaire tout le monde. De quoi remonter, les adeptes de la bande à Pitroipa qui remettent  le bleu de chauffe après la mi-temps. « La patrie ou la mort », lance un jeune homme, le drapeau du Burkina noué autour du cou. Ses partenaires de répondre : « nous vaincrons ». Ce mot d’ordre accompagnera toutes les tentatives d’égalisation du Burkina. Cela ne suffira pourtant pas pour revenir au score. Au coup de sifflet final, les nigérians laissent exploser leur joie en brandissant des échappes aux couleurs nationales. Ils sont bien aidés par le Dj qui balance cette fois-ci « Alingo », le dernier tube du célèbre groupe nigérian P-square.

Dans son boubou marron, le sénégalais Pape Masaër estime qu’ « il a manqué le réalisme au Burkina. Pourtant normalement avec eux c’était une occasion  un but », confie –t-il déçu. Dans un esprit fair –play, supporters du Burkina et du Nigeria se saluent avant de quitter le pup à 15h30, locale.

Gaëlle YOMI (à New York)