L’année du rachat

Après avoir manqué sa sortie aux JO-2012, Ndiss Kaba Badji tient l’occasion de se racheter aux Mondiaux 2013. 

Ndiss Kaba Badji

 

Gaëlle YOMI

Tête de file de l’athlétisme sénégalais depuis 2007, Ndiss Kaba Badji fait partie de ces sportifs prometteurs qui passent souvent à côté des grands rendez-vous. L’année 2012 n’a pas fait exception pour le Lion. Malgré un titre de champion d’Afrique en saut en longueur, il connaîtra des Jeux olympiques catastrophiques. Ne parvenant pas à se hisser en finale, 4 ans après avoir terminé 6e des Jeux de Pékin. A l’heure des résolutions pour 2013, il ne manquera pas de s’engager à mieux faire. Mais d’abord, il faudra tirer le bilan de l’année écoulée. Il s’est conformé à l’exercice, et là c’est sans concession : en 2012, écrit-il sur son compte facebook, il a «raté ou fait capoter des projets».

En effet la saison dernière, le double champion d’Afrique visait une prestation honorable aux JO, à défaut d’une médaille. Il sera éliminé du concours après avoir réalisé un saut maigrichon de 7,66m. Mais le plus dur pour le porte-étendard de l’athlétisme sénégalais à Londres, c’était de voir qu’une place sur le podium olympique était dans ses cordes. Lui, dont la meilleure perf en 2012 était un clinquant 8,17m alors que les médaillés d’argent et de bronze de la spécialité aux JO ont réalisé des sauts de 8,16m et 8,12m. Cette page tournée, 2013 se présente donc pour Ndiss Kaba comme l’année du rachat, voire d’une chance ultime de briller sur la scène internationale. Les championnats du monde d’août prochain pourraient lui servir de tribune. Mais pour prendre part à ce rendez-vous, il devra au moins rééditer sa performance de 2009 (8,32m) aux Jeux de la francophonie de Beyrouth (Liban). Son record personnel.

En septembre prochain, soit un mois après les Mondiaux, Nice accueille les prochains Jeux de la Francophonie. Faut-il voir un signe du destin ? L’avenir nous le dira. D’ici là, le 12 juin, il pourra jauger ses capacités devant son public lors du meeting international IAAF de Dakar. Cependant le plus important, c’est d’être prêt le jour-J. Telle est la réalité de ce sport qui ne prend pas en compte les performances à l’entraînement.