fodé sakho DSC_2170Fodé Sakho

Avant l’Assemblée générale ordinaire du dimanche 14 janvier, le président Moubarack Lô a déjà fait savoir qu’il n’envisage pas de rempiler pour un nouveau mandat à la tête de la Fédération  sénégalaise de Taekwondo. Un choix qui va calmer les ardeurs de ses détracteurs impatients d’en découdre lors de cette première Ag en quatre ans de gestion. Déjà, plusieurs tendances se dégagent pour le choix du prochain président. Les trois principales oscillent entre un pur produit de la famille du taekwondo, un président avec un minimum de moyens ou un président issu de la cooptation. Les défenseurs de la dernière option s’en expliquent par la voix d’El Hadj Ndiamé Ndiaye, membre de la ligue de Dakar : «Cela permettra d’éviter une gestion dictatoriale à l’instar de Moubarack Lô qui avait été élu avec 108 voix  en 2009. Si on coopte quelqu’un, il saura qu’il est dans l’obligation de résultats.»

Fodé Sakho pressenti

Notre interlocuteur de renseigner également que pour ceux qui désirent un homme du milieu, le président de la ligue de Dakar est en pôle position. Fodé Sakho est pressenti pour éviter d’avoir affaire à un agent de l’Etat «qui ne serait pas en  mesure de faire rentrer des fonds». Consultant international, comme son prédécesseur Moubarack Lô, Fodé Sakho a également une casquette d’homme politique (président du parti Adr).  Avant cette étape, les éventuels candidats au poste de président devront se battre pour faire partie du Comité directeur qui sera élu dimanche prochain. Douze membres seront élus par  les 130 clubs régulièrement affiliés cette saison. «Sur les 311 clubs membres seuls 130 se sont mis en règle avec la Fédération. Chaque club aura droit à une voix pour choisir 12 membres.  Puis 6 membres du Comité directeur seront cooptés. Il reviendra enfin au bureau installé par le ministère des Sports de choisir le président de la fédération», explique Ababacar Fall, secrétaire général de la Fédération.

Gaëlle YOMI