La reconquête du titre de champion d’Afrique est dans les cordes des Lionnes en 2013. Fatou Dieng n’en doute pas. Mais, la Sénégalaise de Perpignan pose un certain nombre de conditions pour un succès l’année prochaine. (Publié dans Tout Le Sport, TLS). 

 

Fatou DIENG 4

Elle fait partie du club des Lionnes en forme du moment. Et son équipe, Perpignan, occupe la deuxième place du classement de la Ligue française (élite). Fatou Dieng est sur un nuage. Elle plane au-dessus des parquets de l’hexagone, bien lancée pour une saison réussie. Mais, la meneuse sénégalaise voit plus loin. Elle garde un œil attentif sur la sélection et affiche un appétit aguiché pour le prochain Afrobasket (septembre 2013). Après la perte du titre au profit de l’Angola, l’année dernière à Bamako, l’un des piliers de la Tanière estime que l’heure de la reconquête a sonné. Déjà. Un objectif, de son point de vue, dans les cordes de la sélection nationale, qui scintille de pépites. «Nous sommes bien représentées en France, avec Mame Marie Sy à Lyon ou Aminata Nar Diop à Charleville Mezière. Nous avons presque toutes le même âge, souligne Fatou Dieng. Nous sommes arrivées à maturité, car ça fait un moment qu’on joue ensemble en sélection. Je suis convaincue que le Sénégal a les atouts pour reconquérir le titre continental.»

Déchues l’année dernière au Mali, les championnes d’Afrique-2009 devraient repartir à l’abordage avec le même effectif qu’à Bamako-2011. L’équipe dirigée alors par Tapha Gaye ayant été constituée de joueuses expérimentées, mais jeunes pour l’essentiel. Le nouveau sélectionneur national, Moussa Touré, devrait bâtir son groupe à partir d’une base solide. Mais, il en faudra davantage au Sénégal pour espérer en 2013 griller la politesse à l’Angola, le tenant du titre et le Mali, son éternel rival ouest-africain. «Il y a tellement de choses à faire, indique la Sénégalaise de Perpignan. Déjà, il faut établir un contact permanent avec les joueuses. Les prévenir à l’avance par rapport au programme de la sélection. Nous devons être informées à temps des compétitions à venir, des objectifs fixés. A partir de là, on pourra constituer une bonne sélection.»

Le nouveau sélectionneur national semble avoir compris le message. Durant leurs dernières vacances au Sénégal, les Lionnes ont été abordées par Moussa Touré. Lequel a fait signe à certaines par mail. Fatou Dieng, qui a révélé cette prise de contact, s’en réjouit. Non sans demander aux responsables du basket ainsi qu’aux autorités de tutelle d’imiter le coach en s’attelant dès à présent à leur part du boulot. Billets d’avion, hébergement, restauration, salle d’entraînement et primes : Fatou Dieng espère que toutes ces questions trouveront réponses à temps.

Aussi, la Lionne appelle à l’unité dans la famille de la balle orange. «Il faut que les joueuses, le staff et les dirigeants soient unis. Nous devons éviter les mêmes problèmes qu’à Bamako. Chaque fois qu’il y avait un problème, les journalistes étaient au courant et, parfois, l’histoire était exagérée. Cela altérait l’image du coach, des joueuses et des dirigeants. Une équipe, c’est l’union».

Une équipe, c’est aussi une relève. La joueuse de Perpignan y pense. Ayant suivi avec «intérêt» le sacre des U18 face au Mali, au mois de septembre dernier à Dakar, Fatou Dieng est d’avis que certaines joueuses de la sélection junior ont leur place en équipe A. Avis de senior.

 Gaëlle YOMI