De retour ce mardi 6 novembre 2012,  des championnats d’Afrique à Madagascar, Bineta Diédhiou a communié avec son public à l’aéroport de Dakar avant de se livrer, sourire aux lèvres. (Publié dans Tout Le Sport)

 

binta diedhou

 

Vous venez de remporter un deuxième titre de championne d’Afrique. Que représente cette médaille pour vous ?

C’est une fierté et ça fait aussi plaisir car aux Jeux Olympiques de Londres, je visais la médaille d’or. Malheureusement, deux jours avant la compétition je suis tombée malade et j’ai été éliminée dès mon premier combat en quart de finale. J’ai eu très mal puisque je m’étais entraînée pendant longtemps. Ainsi, il fallait à tout prix que je me rattrape pendant ces championnats d’Afrique. Durant la préparation, je ne voulais pas montrer que j’étais affectée, je suis très contente d’avoir décroché cette médaille d’or.

C’est donc une petite revanche par rapport aux Jo

Oui et surtout ça prouve qu’il faut toujours avoir confiance en soi et ne jamais baisser les bras.

Qu’attendez-vous à présent de l’Etat vu que votre bourse olympique est terminée ?

Mon souhait est de voir reconduire ma bourse par le Cnoss (Comité National Olympique et Sportif sénégalais). C’est important de le faire dès à présent. En sport, il ne faut pas attendre d’être à une ou deux années des Jeux olympiques pour nous octroyer les bourses. En plus, le règlement en Taekwondo a changé. Pour avoir une qualification aux Jeux Olympiques, il faut participer aux Open (tournoi internationaux) et marquer des points. C’est le cumul de ces points qui offre un ticket aux Jeux. Prendre part aux Open implique des financements. Les titres continentaux ne suffisent plus.

Pensez-vous réunir les conditions pour bénéficier à nouveau d’une bourse olympique ?

Je pense que vu mes résultats et cette médaille d’or, je suis sélectionnable. Ils feront ce qu’il faut, j’espère.

Quels sont vos ambitions pour le futur ?

Je vise toujours cette médaille olympique. Je compte bien être là en 2016, raison pour laquelle je démarre la préparation dès à présent.

Vous brillez sur le plan continental et lors des mondiaux de la zone francophone. Que vous manque-t-il pour enfin décrocher une médaille olympique ou un titre mondial ?

Vraiment, il me faut une excellente préparation. Je ne parle pas de mon cas spécialement mais de tous les athlètes.  Nous avons besoin d’aide tout de suite.

Pour finir, comment jugez-vous votre préparation avant ces championnats d’Afrique ?

Ce n’était pas mal mais il faut encore s’améliorer. Personnellement, je n’étais pas régulière aux entraînements car j’étais parfois souffrante.

 

 

Réactions des autres combattants

 

Balla Dièye, capitaine des «Lions» : «Une satisfaction »

balla

 

«Cette médaille d’argent est tout de même une satisfaction. C’est vrai que je visais l’or mais en demi-finale, j’ai contracté une entorse au niveau du genou. A présent, je vais viser les Open (tournois internationaux) jusqu’aux championnats du monde au mois de juillet au Mexique. Nous n’avons pas de sponsors, on sollicite plus d’aide du ministère, du Cnoss et de la présidence.

Ndèye Coumba Diop, vice-championne d’Afrique : «Je dédie ma médaille à Lat Dior»

«Pour une première participation, je suis heureuse de remporter la médaille d’argent. Ce d’autant plus que j’ai perdu en finale au point d’or. Je dédie cette médaille à toute la nation  sénégalaise et à mon club de Lat Dior à Thiès.»