Gaëlle YOMI

JU-JUTSU-ABDOULAYE-SECK-SUR-LA-PLUS-HAUTE-MARCHE-DU-PODIUM

 

A deux jours des championnats du monde de Ju-Jitsu, prévus du 30 novembre au 2 décembre 2012 à Vienne (Autriche), le seul représentant sénégalais engagé dans cette compétition n’est toujours pas fixé sur la date de son départ. Le double champion d’Afrique, Abdoulaye Seck (-77kg), croise les doigts pour décrocher son visa pour l’Autriche à temps. Le dossier du combattant se trouve sur la table de la représentation diplomatique depuis une semaine. Un délai de 15 jours étant nécessaire pour l’étude des documents, rien ne garanti donc sa participation aux futures joutes. Le président de la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associés a du faire recours à la tutelle pour espérer une alternative. «J’ai adressé un  courrier au ministère des Sports aujourd’hui (hier) afin qu’il puisse appuyer notre demande, indique El Hadj Dia .La Fédération a déjà pris en charge son billet puisque cette compétition n’a pas été retenu par l’arbitrage budgétaire.» Lors des deuxièmes championnats d’Afrique tenus le 10 novembre dernier à Dakar, le Sénégal avait décroché huit titres synonymes de qualification aux mondiaux. Faute de moyens, les autres représentants sénégalais sont contraints de rester sur place et ne verront pas l’Autriche. Une situation qu’ils craignaient dès leur sacre. «On nous a demandé d’attendre pour voir si on pourra effectuer le déplacement en Autriche, nous confiait encore hier matin, Mamadou Samba Diallo, champion d’Afrique  (-62kg). Depuis la fin des championnats d’Afrique, on n’arrête pas de s’entraîner pour les mondiaux. Pas plus tard que dimanche, nous étions en salle avec le sélectionneur national.» El Hadj Dia, le président de la fédé : «La fédération n’a pas pu trouver les sous pour plus de billets.» Donc, tous les autres, excepté Abdoulaye Seck, resteront à quai.

Malgré l’énorme attente  du vice-président de la fédération internationale de Ju-Jitsu, Tomo Borisov, par rapport au formidable potentiel de médailles mondiales du Sénégal, la réalité est que les combattants locaux sont plus proches de déclarer forfait à cette grande messe que de défendre leurs chances.