La mauvaise affaire pour les « Lionnes » !

 

Après deux ans sans le moindre regroupement, les lionnes du Sénégal devront affronter les lionnes de l’Atlas en mai prochain pour une place à la Can. La préparation est loin d’être une priorité de la Dtn  qui est comme d’habitude obnubilée par les besoins des « Lions »A et leur élimination de la Can 2012.

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Passant toujours au second plan  auprès de la fédération sénégalaise de football, l’équipe nationale féminine du Sénégal aura davantage de mal à se préparer après la campagne désastreuse de son homologue masculine à la dernière Can guinée-Gabon. En effet, l’élimination sans gloire de la bande à Mamadou Niang au premier tour (3 matchs, 3 défaites), fait en sorte qu’on assiste depuis, aux prolongations de cette Can au niveau de l’instance fédérale. La Dtn est trop occupée à se pencher sur les dossiers de candidature en vue de la succession de l’ancien coach Amara Traoré. Le président de la fédération doit prendre sa décision en cette fin du mois de mai. Et les « Lionnes » dans tout ça ? Les partenaires de Mamy Ndiaye qui devaient affronter le Burundi lors du premier tour préliminaire de la Can 2012, le 15 janvier dernier, se sont vues offrir une fleur suite au désistement de leur adversaire en décembre 2011. Une situation qui positionne les protégées de Bassouaré Diaby à une marche d’une première qualification à la Can. Elles vont en découdre avec le Maroc  en match aller dans la période du 25 au 27 mai. Le problème est que l’application du programme de cette sélection n’a toujours pas été mis en application par la Dtn. C’est bien à cela que sert aussi la Dtn ?  Valider et traduire en acte les programmes des équipes.


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Alors, le forfait du Burundi semble plutôt avoir desservi la sélection car, les joueuses sont passées à côté d’un regroupement puisque leur dernier regroupement date de juin 2010. C’était pour le match retour du dernier tour préliminaire de la Can 2010,  contre le Ghana. Deux matchs perdus sur les scores d’un but à zéro à l’aller et trois buts à zéro au retour.  A l’époque à l’heure du Bilan, le sélectionneur Bassouaré Diaby espérait un avenir meilleur pour le onze national. «Pour la suite nous allons devoir évoluer avec un effectif rajeuni car, cette compétition était aussi la dernière pour une génération de joueuses. En vu des jeux africains de Maputo et des éliminatoires de la prochaine Can, il faudrait qu'on essai de mettre la main sur plus d'expatriées afin de rivaliser avec le haut niveau. Le championnat devra aussi être régulier afin que le travail ne repose pas entière sur l'équipe nationale. Des regroupements fréquents, l'organisation des matchs amicaux et la participation de la sélection aux tournois sous régionaux, seraient idéals pour l'avenir». Près de deux  après ce constat aucune de ces propositions n’ont été mises en application par la Dtn et la Fsf. Les « Lionnes » n’ont pas été engagées pour les éliminatoires des Jeux Africains sous prétexte qu’elles n’avaient aucune chance de se qualifier. Pourtant pour  se qualifier il faut au moins prendre part aux compétions.  Au compteur pour l’heure, zéro match amicaux,  aucun moyen mis à  disposition pour la supervision des joueuses expatriées.

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En mai contre le Maroc, que le Sénégal avait déjà éliminé difficilement sur un penalty de Mamy Ndiaye en 2010, en match retour à Rabbat, vraisemblablement un nouveau miracle sera nécessaire aux joueuses. De plus, le niveau du Maroc est nettement supérieur à celui de 2010. Les « Lionnes » de l’Atlas se sont bonifiées et ont également l’avantage d’avoir disputé le premier tour préliminaire face à la Tunisie. La tâche s’annonce donc colossale. Néanmoins, côté Sénégal,  l’entraîneur pourrait bénéficier de l’apport d’une autre expatriée en dehors de Mamy Ndiaye. Il s’agit notamment de Penda Sow, une des  valeurs montantes du football féminin sénégalais qui est désormais basé en France et évolue sous les couleurs du club de deuxième division de L’Asptt Albi. Cela va-t-il suffire ?  Si l’on sait que la capitaine marocaine défend les couleurs de l’En Avant  Guingamp en  D1 française. La bataille promet d’être rude et côté préparation, le Maroc a une, voire dix longueurs  d’avances.

Gaëlle YOMI