D612E4DDD820A72B2A68FD19CD70ADLouisa Necib, milieu de terrain de la France

 

Les trop bien-pensants (ou trop mal, c'est selon qu'on soit d'un côté ou de l'autre), pour  qui le football féminin est toujours perçu comme une activité anormale vont prendre un coup de vieux au terme du mondial dames en Allemagne. L'édition 2011 qui a vu le sacre du Japon sur les Usa dimanche dernier, a été riche en qualité de jeu et en spectacle. Les dames joueuses ont envahi les écrans de télévision en offrant des rencontres folles dès les quarts de finale (France-Angleterre (1-1, 4-3Atb) , Usa -Brésil (1-1, 4-3). Et que dire de la finale  qui a vu le Japon revenir à deux reprises face à la grande puissance du football féminin (2-2, 3-1 Atb). Les footballeuses ont livré des rencontres de haute facture au moment où les «amateurs» étaient en manque de spectacle du côté de la Copa America qui se déroulait au même moment. Les machos vont sûrement souffrir de voir dans les prochains jours, les fans s'arracher les maillots des dames du foot. Les noms à retenir au terme de cette messe du football féminin ne manquent pas. Des américaines Hope Solo, Abby Wambach en passant par la japonaise Sawa (meilleure joueuse et meilleure buteuse, 5buts), aux françaises Louisa Necib , Sonia Bompastor et les habituelles stars Marta du Brésil et la légendaire allemande Birgit Prinz. A domicile, l'Allemagne favorite a été victime des résistantes nippones en quart, ce, au grand dam de sa capitaine Prinz dont c'était le dernier challenge à 33ans. Le bilan est par contre peu reluisant pour l'Afrique avec la sortie dès le premier tour de ses deux représentantes (Nigeria  1 victoire, 2 défaites et la Guinée Equatoriale, 3 défaites). Les filets ont tremblé à 86 reprises et  vivement les Jo 2012 pour revoir du beau spectacle.

 

Gaëlle YOMI