Docteur connait les ipons


Face Géraud Akpo, sur les tatamis, les adversaires peuvent être assurés d’être pris en charge immédiatement en cas de blessure. En plus d’être judoka, monsieur est radiologue. Médaillé d’argent samedi 26 février 2011 au tournoi international de Saint-Louis, avec lui  médecine et  judo ne font qu’un.  

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Ce week-end, un interne du service radiologie de l’hôpital Grand Yoff (ex Cto) de Dakar manquait à l’appel. L’absence de Dr Géraud Akpo n’est pas due à un mouvement d’humeur reccurent dans cet établissement, mais plutôt à sa participation à la 13e édition du tournoi international de judo de la ville de Saint-Louis. Compétition au cours de laquelle le pensionnaire de l’A.s Douanes n’a pas fait que de la figuration. En effet, il décroche la médaille d’argent en moins de 73kg, en tombant face au Suisse Dominik Summer. Etant en osmose avec les tatamis depuis la classe de 6e, Géraud Akpo a allié sport et études.

La présence du jeune homme de 28 ans aux compétitions se fait en fonction de son planning à l’hôpital. Alors, remporter l’argent après trois participations est un pur bonheur pour lui. « Il y a trois ans j’avais décroché une médaille de Bronze en moins de 66kg. Aujourd’hui je monte en moins de 73 kg et je remporte l’argent, c’est super », confie-t-il après la cérémonie protocolaire. A deux mois des championnats d’Afrique prévu à Dakar, le rendez-vous ne hante pas son esprit. «Si je suis sélectionné en équipe nationale, on verra car ça sera en fonction du boulot. Je suis médecin, je suis tout le temps à l’hôpital ».

Initié par maître Souleymane Jules Diop, organisateur administratif du tournoi international de Saint-Louis, ce sénégalais qui a vu le jour au Bénin, recherche l’aspect artistique de cette discipline. Ainsi, il ambitionne de devenir technicien dans un avenir lointain. « Le judo c’est un art martial qui travaille beaucoup le mental. Le caractère sportif qu’on veut donner au judo en lui enlevant le côté d’art est un handicap. Quand on dit art,  cela renvoi à l’éducation. Le judo doit éduquer et façonner, car tout le monde ne peut pas être champion. Un judoka doit être formé, la compétition est secondaire pour moi », argumente Akpo.

Avec des menstruations d’un mètre 70 pour 73 kg, le radiologue pense  qu’un bon judoka est quelqu’un qui a un mental de fer, amène de réussir dans beaucoup de domaines.

Double amour

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Léra Géraud Akpo est déterminé à combiner ses deux passions qu’il trouve complémentaire. «La médicine et le judo sont deux domaines différents de ma vie qui me renforce. A un moment, il faut juste savoir quoi choisir.  Laisser un pour favoriser l’autre, sans abandonner. Ce n’est pas facile, on s’accroche».

Il lui  est déjà arrivé de faire deux à trois ans sans prendre part aux compétitions, mais, l’entrainement est indispensable. Le « Doc » se rend au dojo au minimum trois fois par semaine et cinq à six fois lorsqu’une compétition pointe à l’horizon. Double médailler de bronze aux championnats universitaires, plusieurs fois sur le podium des championnats du Sénégal, une fois champion du Sénégal des moins de 22ans, Géraud Akpo à une longueur d’avance sur ses frères avec qu’il a débuté. «Mon père est un grand amoureux du sport. Nous sommes 5 garçons et nous avons tous fait du judo. C’est moi qui ai le plus persévérer», explique-t-il. En tant que célibataire, à côté de « ma maman que j’aime beaucoup,  je suis avec une personne qui me tient à cœur».

Gaëlle YOMI