Le fourre-tout du sport national

 

Le stade Iba Mar Diop est actuellement la structure sportive qui abrite le plus grand nombre de compétitions sur le territoire national. Du football à la lutte, en passant par le rugby, l'athlétisme et le handball, tout y est. D’où une cohabitation obligatoire et dantesque.

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Mardi 16 mars dernier, Moustapha Gaye, sélectionneur des «Lionnes du Basket», déplorait que la signature du protocolaire du combat de lutte entre Tyson et Yékini se tienne dans l'enceinte de Marius Ndiaye, au détriment des entrainements de l'équipe nationale. Contrairement à cette « intrusion » mal vécue au basket, le handball, l'athlétisme et le football  s’accommodent, voire subissent subissent les foudres de la lutte au stade Iba Mar Diop. Abritant plus de six disciplines sportives, la répartition de l'espace pour chacune d'elles, n'est pas du tout aisée. «Le weekend la fédération de handball occupe les 2 terrains de handball. Mais présentement le terrain numéro 2 est en réfection. Cela complique d'avantage la situation car les combats de lutte se déroulent sur le même espace, de ce fait un dimanche sur deux le handball alterne avec la lutte», indique le Lieutenant Jean Pierre Sow, directeur du stade Iba Mar Diop.

La gestion du rugby, du football et de l'athlétisme s'avère encore plus complexe. « L'aire de jeux est octroyée aux rugbymen à partir de 19h pour deux jours d'entrainements dans la semaine sans compter les matchs du championnat qui se dispute généralement en nocturne, le vendredi. Les délestages de la Sénélec posent souvent problème», renseigne le lieutenant  Sow.

Poursuivant: « Les samedis après midi sont réservés à l'athlétisme. Mais s'il y a un combat de lutte qui doit s'effectuer dans le grand stade, l'athlétisme migre au stade Léopold Sédar Senghor où reporte l'évènement. Pour le football, nous abritons le championnat de ligue 2 et le championnat non professionnel. A cela, s'ajoutent les entrainements des clubs comme le Jaraaf et Gorée. Pour les compétitions africaines les clubs étrangers occupent parfois le stade. Ce fut le cas de l’équipe marocaine de Fus».

Dans cette équation, il faut également compter avec les activités de l'Inseps de Dakar, qui dispose du stade en mâtinée, pour ses activité sportives et pédagogiques. Le mercredi, après 14heures, les activités de l'Uasu prennent le relais.

Au cœur de cette cohabitation, seul le Volley-ball est épargné de tout envahissement. L'atmosphère qui est loin d'être électrique au stade Iba Mar est possible grâce à l'indulgence des uns et des autres. Ce flux d'activité au stade Iba Mar est du selon son directeur à sa position stratégie: «Nous sommes le seul stade qui existe encore en plein centre ville».

 

L'entretien et la maintenance


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Les lieux qui n'ont plus leur allure d'antan, demandent un entretien minutieux pour toutes ces disciplines. Ce qui est loin d'être évident. La pelouse croule sous le poids des poteaux de rugby, céde la place au sable de la lutte et est labourée par crampons des footballeurs. Elle va donc tout droit vers la tombe. Si le directeur se satisfait de son état qu'il juge «bon», il n'en demeure pas moins qu'au rythme de son utilisation irrationnelle et de son utilisation précoce, la pelouse ne risque pas de faire long feu.

D'après le lieutenant Sow, les frais d'entretien de l'aire de jeu s'élève à 50 mille franc cfa pour les clubs du championnat et à 75 mille franc cfa pour les associations. A cela s'ajoute «le budget de maintenance allouer aux forces armés pour améliorer annuellement l'état du stade . C'est le génie militaire qui détient le montant de ce budget, nous nous fonctionnons avec les frais additionnels des différentes manifestations», déclare-t-il.

L'érection d'un stade pour le Rugby et de l'arène nationale pour la lutte contribueraient à décongestionner Iba Mar Diop. Car, moins les sportifs ont le temps pour se consacrer à leur discipline, plus son développement est ralenti. 

Gaëlle YOMI

 

Le basket aura sa part à Iba Mar

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Victime de sa position géographique, le stade Iba Mar Diop est celui qui va abriter le nouveau stadium de basket. Comme nous le confirmait dans un entretien en janvier dernier Mamadou Bâ, directeur des infrastructures sportive au département des sports: «Le stadium sera construit à Iba Mar Diop. Je peux assurer qu'il n’y aura pas des soucis, vu que le terrain appartient au Ministère des sports. Le projet prévoit la construction d'un stadium de 10.000 ou 8.000 places. Nous voyons en cela plus qu'un simple terrain de basket mais un palais des sports qui pourra abriter les matchs de handball, de Volley, de Judo et autres». S'il est vrai que le terrain appartient à l'Etat, il n'en demeure pas moins que l'espace réservé pour la construction de ce palais des sports est toujours occupé. «Depuis la visite des autorités du ministère des sports et du Cadastre, rien n'a encore été fait sur l'espace octroyer au basket. Les mécaniciens et les squatteurs y sont toujours installés», signale le lieutenant Jean Pierre Sow, directeur du stade. Dans l'attende de la mise en marche des travaux du palais des sports, le club de Médina basket club qui évolue en National 2, effectue ses séances d'entrainement sur l'actuel aire de jeux réservé au basket-ball à Iba Mar Diop.

G. YOMI