vive le sport

27 janvier 2012

LA CAN DE MISS « G »


Salut les amis,  le continent vibre actuellement au rythme de la Can de foot, pas d’article depuis sur le blog mais pas de panique ! Je suis bel et bien la compétition et je la poursuis même lol. Alors la rubrique sera baptisée : « La Can de Miss G » (un clin d’œil à mon musicien préféré Olivier Cheuwa qui m’a surnommée comme ça). Revenons à la 28e édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui se déroulent en Guinée-Equatorial et au Gabon. Déjà beaucoup de surprises ! Pour ce premier numéro on fera évidement un zoom sur le Sénégal, charité bien ordonnée commence par soi-même.  (Il s’agit ici d’un traitement décalé de l’information. L’espace commentaire est là pour enregistrer vos avis, sans injures SVP).

 1327402636-a

Go ! Les « Lions de la Teranga » sont éliminés dès le premier tour après deux défaites contre la Zambie et la Guinée Equatoriale sur le même score (1-2). L’heure est au décryptage et ça pinaille de partout. Allons-y au cas par cas !

 

Joueurs locaux : faut pas déconner !

 1788007-2431991

Sur les plateaux de Tv depuis l’élimination chacun y va de son analyse. Certains avancent que l’absence de plus de joueurs locaux dans l’équipe a porté préjudice aux lions. Ils prennent comme exemple l’Égypte ou la Tunisie qui ont toujours eu des équipes mixtes. Le hic c’est qu’il y a une grande différence entre les championnats professionnels des pays Magrébins et le niveau du championnat sénégalais qui en est juste à sa troisième année de professionnalisme. Le public a droit chaque week-end à une forte dose de somnifères. Très peu de clubs produisent du beau jeu. Alors à part les deux gardiens locaux (Khadim Ndiaye et Pape Latyr Ndiaye) il n y a pas grand monde qui pouvait prétendre à une place parmi les 23. Le groupe ayant survolé les éliminatoires  est quasiment le même qui s’est rendu à la Can.

Maraboutage !

index-casamanceanimiste

L’explication est toute trouvée pour une grande partie de la population sénégalaise. Les Lions ont été maraboutés. On y croit dur comme fer à Dakar et ailleurs. Jeudi soir en plein 20h30 dans un clando (transport en commun qui relie des courtes distances dans la capitale), le débat s’anime. Le chauffeur et les trois autres passagers (donc une maman avec ses deux petits enfants, un au dos l’autre sur ses cuises), sont unanimes, les joueurs ont été victimes de « Xon » (gris gris en langue locale). Dans la même veine les envoyés spéciaux des médias locaux ont confirmé que quatre joueurs ont piqué une crise d’hystérie dans les vestiaires après la  défaite. le plus touché Guirane Ndaw qui faillit être transporté par l'ambulance préfére en pas se prononçer sur cet aspect  et s'en tient à ce qui se passe sur le terrain, selon le quotidien Stade de ce vendredi. Dans le même journal, le 3e vice-président de la Fsf , Amadou Kane croit à cette hypothèse. Selon lui «  il est clair qu’il y a des mains invisible derrière ce fiasco ». Ces personnes cherchent donc à « nuire au staff technique et à la Fédération ». Citer tous les exemples prendrait plus de temps, alors à la lumière de ce qui précède : peut-on comprendre que seul le mystique a permis au Sénégal de venir à bout du Cameroun à Dakar ? Je réponds « non ». Libre à chacun  de croire ou pas aux marabouts. Moi je sais qu’il existe mais encore qu’ils ont un pouvoir trop limité qui n’agit qu’en fonction du champ d’action que chacun consent à leur attribué. Je lance un appel à tous ces grands « MARA »  d’Afrique, unissez-vous pour une fois et faites en sorte qu’un pays du continent remporte une Coupe du Monde grâce à vous. L’Homme aime entendre que c’est lui qui a mis eau dans coco, comme on dit chez mes amis Ivoiriens.  


Acclimatation

Le commentateur du match Côte-D’ivoire/Burkina pour le groupe Afnex explique qu’il y a eu un problème d’acclimatation pour le Sénégal. Car, dit-il en faisant référence à Demba Bâ : « le climat qu’il fait à Newcastle n’est pas le même à Bata. Il n’a pas pu bien s’acclimater». Je demande hein ! Quand Okocha, Kanu, Mboma, Eto’o marquaient en 2000 et 2002, ils ne venaient pas des championnats européens ?  L’acclamation est valable pour toutes les équipes et se fait lors des stages de préparation.

 

Salaire du Coach + démission

artoff89833

Amara Traoré prend des coups de partout et certains comme  une de mes camarades  estime qu’il a perdu le temps pour discuter son augmentation salariale qu’il ne mérite pas. Et pourquoi, il ne le mérite pas ?  Ces personnes tourneront autour du pot, mais c’est juste parce qu’il est sénégalais et que le peuple souffre beaucoup. Et pourtant tous les entraîneurs expatriés ont toujours reçu plus que dix millions. Les résultats étaient là, son salaire il le mérite. Amara est clair, il ne souhaite pas démissionner et attend les ordres d’en haut. Va-t-on le démettre ?  Sa tête est réclamée. L’équation est simple, l’objectif était les demi-finales. Objectif non atteint. Soit il y a rupture de contrat par les fédéraux et je pari que son successeur aura un meilleur salaire que lui ! Soit on le conserve, les gars se qualifient pour la Can 2013  et Mondial 2014 et avant la compétition on songe à le changer de peur qu’il n’assure pas pendant le tournoi. Là  encore, le soucis de l’impact que ça aura sur le groupe de changer d’entraîneur au dernier moment se pose.  Conclusion : ….

Mon avis

Personnellement, en ce qui concerne l’élimination du Sénégal, je pense que cette équipe méritait un meilleur sort. Toutefois, lors du match contre la Guinée Equatoriale, l’entraîneur aurait dû faire comprendre à ses éléments de conserver le nul au lieu de jouer au « qui perd gagne » contre une équipe face à qui les « Lions » ont peiné pour inscrire un but. A tout le peuple Sénégal je dédie ce morceau « Ca Ira » d’Olivier CHEUWA (http://www.youtube.com/watch?v=u6Y8PMU-6cI&feature=related)

Sur ce, je mets un terme à ce premier numéro et comme lors de la Can de Basket dames, on conserve la même devise.

« God is My boss, Jésus est mon avocat »

 

Gaëlle YOMI

 

 

Posté par gaelleyomi à 20:13 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
02 janvier 2012

Louis Lamotte, président de la ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp)

« Il y a beaucoup de menaces  qui peuvent tuer le professionnalisme en 2012 »

 

 

Le championnat national de football reprend ses droits avec la ligue professionnelle dès ce 16 décembre 2011. En prélude à cette quatrième année du professionnalisme, le président de la Lsfp, Louis Lamotte revient dans cet entretient sur les principales modifications adoptées pour cette nouvelle saison et l’hypothèse qui plane malheureusement sur elle avec la présidentielle 2012.

 

2693921-3810096

L'ouverture de la saison 2011-2012 de la ligue professionnelle de football est fixée au 16 décembre, peut-on dire que tout est enfin prêt à deux semaines du démarrage?

 

Vous savez, nous allons démarrer la quatrième saison et à ce niveau nous avons acquis quelques automatismes qui font que nous n'aurons pas beaucoup de problèmes pour un démarrage effectif. Au plan administratif les choses sont entrain d'être  mises en place, notamment avec l'informatisation du fichier du système des licences qui est l'innovation de cette année. Tout cela peut renforcer la fiabilité et nous avons également tenu il y a plus d'un mois un système d’évaluation qui ne s'est pas contenté d'évaluer mais qui a aussi posé les jalons de cette saison. Les modifications des textes ont été prises en compte de tel sorte qu'aujourd'hui je peux dire, que les choses sont dans la bonne perspective et que rien ne nous empêche d'envisager un bon démarrage le 16 décembre.

 

A propos de ce séminaire d’évaluation, la décision de retourner à un championnat à deux poules a été prise à cause notamment des soucis financiers et du calendrier électoral de 2012. En plus du fait que cette résolution n'est pas du goût de certains techniciens, trouvez-vous normal que l'agenda politique impact à ce point sur le championnat national ?

 

L'agenda politique est un des facteurs et nous ne l'appelons même pas agenda politique mais agenda sportif. Sachant que le sport c'est ce que l'on fait par excellence après avoir travaillé. Si nous parlons de l'agenda politique c'est tout simplement parce que ce sera une période qui ne sera pas propice à l'organisation des matchs du côté notamment du service d'ordre qui sera mobilisé à gérer tous les meetings qui auront lieu. Comme vous le constatez vous même il y a superposition de la situation pré-électorale avec la situation sportive compte tenu de la Can 2012. Après la Can on attaque le premier tour des élections voir le second, voir le troisième (rires). Puisque les politiciens ne nous promettent pas des choses très claires après les élections et on souhaite qu'ils ne nous préparent pas un troisième tour. Gérer c'est prévoir et nous nous sommes donnés en termes de perspectives au moins deux mois d'animation politique.

 

Alors, cette décision est juste en  rapport avec le climat politique actuel?

 

Pas tout à fait car il y a toujours eu des élections et le football à toujours fait place aux élections. Aujourd'hui nous avons une année tronquée avec les élections, la Can, les éliminatoires du mondial 2014 et de la Can2013, les Jo où on peut être qualifié. L'agenda global est donc surchargé et ce n'est qu'un pan de justification. L'autre pan qui permet d'avoir la vraie justification est que nous sommes sortis d'une saison  à poule unique qui s'est étirée dans le temps et qui a éprouvé les ressources financières autant de la ligue que des clubs. La fin de saison fut difficile et les finances de la ligue ont souffert d'un cap d'au moins 90 millions de fcfa, dans ses efforts de couverture et d'organisation de matchs. Alors, ne fallait-il pas tirer les leçons et s'engager dans une année déjà étroite  dans la même formule? Au risque de compromettre la régularité des rencontres et même la survie du professionnalisme à la fin des compétions? Nous avons vu que le temps court qui nous est imparti,  plus les difficultés de l'année dernière, nous impose d'être rationnel et réaliste. En revenant à deux poules cette année nous pouvons faire face sans trop de difficulté aux besoins de la ligue par rapport à nos ressources existantes, mais nous pouvons également combler le cap de l'année dernière. Cela permet aussi aux clubs de se refaire en attendant qu'on sorte de cette année charnière où pour être raisonnable on ne peut même pas compter sur une aide publique. Je pense que ces prochains mois représentent une transition car les gens ont l'esprit ailleurs.

 

Est-à-dire que vous ne comptez pas sur l'Etat que vous attendez pourtant depuis le lancement de la ligue Pro ?

 

Très honnêtement  de façon réaliste nous préférons compter sur ce que nous détenons. Sachant que même nos acquis sont exposés à des risques car les entreprises qui nous soutiennent peuvent avoir d'autres priorités si l'environnement économique et politique ne sont pas favorables. Donc,  il y a beaucoup de périls, il ya beaucoup de menaces, il faut s'adapter et faire en sorte que même -ci par extraordinaire (et personne ne le souhaite)  ces menaces se réalisaient que ca ne tuent pas le processus. C'est un devoir de responsabilité que de protéger le processus quelque soit par ailleurs les nuages qui s'amoncèlent dans le ciel et le risque de tornade qu'il y a derrière.

 

 

La campagne électorale pourrait-elle avoir des répercutions sur vos droits tv ?

 

Tout à fait. Même la télévision vous dit : ça va être compliqué entre la couverture de la Can et la campagne électorale, on aura ni moyen, ni temps pour se consacrer à la couverture du championnat. Alors une fois de plus pourquoi organiser un championnat dans ces conditions d'insécurités entre guillemets? Autant laisser passer l'orage.

 

L'évolution de la ligue pro rencontre aussi des difficultés au niveau des clubs  qui n'arrivent pas à payer les salaires régulièrement, il y a  actuellement le cas de la Douanes où 21 joueurs se plaignent de licenciement abusif. Vous en êtes où avec  ce dossier?

 

J'ai rencontré les joueurs de la Douanes il y a trois jours et je verrai le staff cet après -midi (Ndlr: mardi dernier). C'est dans une bonne perspective de résolution à l'amiable. Nous sommes quand même dans le domaine du sport. On agite  beaucoup de concepts : contrat, engagement, salaire, mais ce n'est vraiment pas le contexte d'entreprise pure et dure car,  dans une entreprise il y a des gens qui travaillent et qui produisent un bien vendable. Ce bien génère une plus valu sur laquelle on paye des salaires. Ca ne se passe pas exactement comme ça dans le football, il y a certes des acteurs qui jouent et produisent mais il n'est pas évident que ce qu’ 'ils produisent soit vendu à leur juste valeur, donc il n y a pas tellement de chiffre d'affaire. Nous cherchons un compromis dynamique qui permettra à la Douanes de bien engager sa saison, aux joueurs d'avoir une notification pour aller monnayer leur talent ailleurs et surtout un moratoire de payement des arriérés de salaire. 

 

 Est-ce à dire que les systèmes de financement des clubs ne sont pas stables?

 

Je crois qu'au début nous n'avons pas trop regardé sur le caractère stable et sur la provenance des ressources au moment où ces formations étaient éligibles comme club professionnel. Ils ont photographié une situation économique à un temps T, la commission a fait les études qu’ils faillaient et les dossiers étaient bancables.  Une décision de les enrôler dans le professionnalisme a été prise. À présent, dans certains clubs la situation présentée il y a trois ans a évolué en moins. Il y a eu beaucoup de difficulté à faire face aux obligations primaires. La première sanction est que le club ne parvient plus à faire des résultats et est relégué en National mais la seconde doit venir de nous (la Ligue). Avec des efforts d'investigations qui nous permettrons de valider des situations qui violent les cahiers de charges et de pouvoir en tirer les conséquences en disqualifiant le club qui n'a pas les moyens d'évoluer en professionnel.

 

Quel est le salaire minimum des joueurs ?

 

En ligue 1 c'est 75000 Fcfa et 60.000 Fcfa en L2 mais,  il y a des salaires maximum  de  250 à 300.000 Fcfa. Les entraîneurs ont tous plus que çà,  le salaire le plus bas déclaré chez un entraîneur est de 250.000 Fcfa.

 

En tant que Vice Président de la fédération de football quel est votre avis à propos du contrat qui n'est toujours pas renouvelé du sélectionneur de l’équipe A, Amara Traoré? On parle de blocage dans les négociations…

 

Il n  y a pas de blocage car le contrat n'est pas encore à terme. Il y a les discussions préparatoires par rapport au renouvellement et malheureusement quelques fuites dans la presse  ont donné l'impression que les gens se crêpaient les chignions. Je dis non!  Nous avons atteint un niveau de complicité dans la difficulté tel qu'on ne peut pas pour des raisons de volume de salaire compromettre tout ce qu'on a construit. L'entraîneur a le droit d'avoir des prétentions d'autant que tout le monde reconnaît qu'au début il n 'a pas voulu parler d’argent. Aujourd'hui on s'accorde à dire que c'est un bon entraîneur et surtout  sur le plan humain. Pour le management des hommes, Amara n'aura pas vraiment un remplaçant dans ce domaine s'il faut parler de remplacement, mais nous sommes loin de tout cela. Si ça ne dépendait que de nous les discussions ne dureraient pas une heure de temps pour conserver tout le staff. Mais c'est l'Etat qui paye.

 

Propos recueillis par Gaëlle YOMI

 

 

Posté par gaelleyomi à 01:26 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,
11 décembre 2011

Sacerdoce ou privilège

Qu’est-ce qui fait courir les présidents de fédération ?

 

Le caractère dérisoire du budget alloué au ministère des Sports devrait décourager leur profusion, et pourtant les fédérations sportives foisonnent  au Séngal. Au même moment pour certaines disciplines, les licenciés se font rares au Sénégal, d’où la sempiternelle équation de l'arbitrage budgétaire. Enquête.


 3219596-4607429

En cette période de vote budgétaire pour les différents ministères à l'Assemblée nationale, l'enveloppe  allouée au sport,  malgré une hausse de près de 2 milliards de Fcfa, sera une nouvelle fois insuffisante pour satisfaire toutes les fédérations (8.809. 266.000 Fcfa pour 2012 contre 6. 740.720.210 Fcfa en 2011). En effet, la mission dantesque de la tutelle est celle de l'arbitrage budgétaire au vu du nombre des fédérations sportives  existant au Sénégal. Comment ces fédérations sont-elles mises sur pieds?  Quel est leur mode de fonctionnement?  Quels avantages en tire les présidents et membres du bureau? Pourquoi un nombre considérable d'hommes politiques sont-ils à la tête des fédérations?  Quel avenir pour les petites fédérations?  Avec l’éclairage de certains acteurs, voici quelques  éléments de réponse.

 

Pourquoi la pléthore de fédérations ?

artoff87160

La création  d'une fédération sportive répond à un processus assez simple car toute association, légalement reconnue par l'Etat, peut aspirer  à ce statut en déposant gratuitement une demande de reconnaissance adressée au ministre  des Sports. Dans un délai d'une semaine à un mois,  la tutelle valide le dossier en délivrant une lettre de mission du ministre octroyant une délégation de pouvoir à la fédération et qui lui fixe des orientations. La procédure, qui est gérée à la Direction des Activités Physiques et Sportives (Daps,) doit tout de même remplir d'autres critères tout aussi importants sinon essentiels. Inscrire ses activités dans le cadre de celles des fédérations internationales, exercer ses activités sur l’ensemble du territoire national, disposer d’un siège, posséder les organes de directions suivants : Fédération ou comité au niveau national, Ligue ou comité au niveau régional, district au niveau départemental. Par dérogation, certains groupements peuvent, en raison de leurs spécificités, être investis de la délégation de pouvoirs selon les mêmes conditions. Ces renseignements sont disponibles sur le site internet du ministère des Sports, et malgré le fait qu’il na pas été actualisé depuis 2009, c’est la même procédure qui est toujours en vigueur.

Une fédération sportive étant un regroupement de clubs ou d’associations ayant un but déterminé, elle  doit disposer d’un groupe représentatif, organiser auparavant une assemblée générale constitutive, disposer sur une discipline sportive un nombre de pratiquants assez significatif.  Le dernier critère entre généralement en compte pour déterminer la création d’une fédération ou d’un comité national provisoire (Cnp). Toutefois, le nombre croissant  de pratiquants ne garantit pas la survie effective des fédérations. Il faut une bonne gestion pour se faire une place au milieu des plus de 47 fédérations et mouvements associatifs que compte le Sénégal. D’ailleurs en août 2010, le Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (Cnoss) avait dégagé 52 enveloppes en guise de subvention aux différentes familles sportives.

 

L'équation du financement

 images

Les fédérations et mouvements sportifs ont pour principale mission d’assurer l’animation, l’organisation, la gestion et la promotion de la discipline dont ils ont la charge. Comme frein dans  l’atteinte de ces objectifs, les différents présidents de fédérations évoquent l’épineuse question des moyens de financement. Ainsi, l’application du cahier des charges s’apparente plus à un défi pour le président de la fédération sénégalaise de Judo. « Le grand défi pour nous est de tenir un championnat régulier et d’exécuter notre calendrier. Vu le déficit de financement nous nous rabattons sur les mécènes. Une compétition de judo nécessite en moyenne un budget d’un million à deux millions, sur une année le budget avoisine les 40 à 50 millions et nous n’avons pas de subvention. Ce n’est pas évident de respecter tout le calendrier », indique El Hadj Dia. Le financement est également défini comme le talon d’Achille de la gestion fédérale par son compère de la fédération sénégalaise de Karaté. « En tant que président de fédération, les principales difficultés de gestion que nous rencontrons concernent la finance : les moyens pour organiser les compétitions nationales et participer aux compétitions internationales de manière convenable. L'assistance que nous recevons de l'Etat, à travers le ministère des Sports, est insignifiante par rapport à nos besoins réels pour le développement », explique Souleymane Gaye.

Le président de la fédération sénégalaise de handball  reconnait l’insuffisance des moyens financiers mais tient à rappeler qu’il y a deux préalables plus importants qui rendent la gestion difficile. « Même si nous avons 10 milliards de Fcfa, le problème d’organisation est d’abord à régler.  Les ressources humaines des fédérations, au niveau du comité directeur,  proviennent des ligues et districts. Pourtant au niveau des districts, il n’est pas évident d’avoir des ressources humaines de qualité pour mettre sur pieds des bonnes bases.  Le bénévolat est bien, mais il faut voir si ces personnes sont capables d’organiser la vision sportive de la fédération. Les gens gravissent les échelons et arrivent au comité directeur avec le même profil qu’ils avaient au niveau des ligues et aux districts. Il faut donc régler le problème du profil des dirigeants sportifs », révèle le député Seydou Diouf, avant de poursuivre : « Ensuite, il y a un problème de conception et de réalisation des politiques sportives dans la durée. C’est moins un problème de financement mais plus une question de vision sur le développement du sport. On a tendance à tout ramener au financement. Les techniciens doivent se charger de mettre en œuvre les programmes de la Dtn, par exemple au niveau du handball, nous n’avons pas de conseiller technique régionaux  pour poser les fondements ».   Concernant à présent le financement, le fédéral pense que c’est le lot de toutes les fédérations car elles évoluent dans un domaine concurrentiel pour la recherche des sponsors. Toutes les disciplines sportives n’étant pas adulées de la même manière, Seydou Diouf note que le football et la lutte attirent le gros des sponsors et laissent seulement 5% du sponsoring aux autres fédérations. De ce fait « l’Etat doit moins venir en aide au football », propose-t-il. Même si le président de la fédération de football, Augustin Senghor, reconnait que sa discipline est mieux lotie que les autres, il n’en demeure pas moins que la Fsf tient au soutien de l’Etat. « Le gouvernement doit moins injecter d’argent  dans le football. L’aide de l’Etat doit davantage être ciblée. L’équipe A de football n’a pas de problèmes de sponsoring, alors l’appui étatique doit se diriger vers les sélections olympiques,  locales, féminines et le championnat. L’adoption d’une logique de péréquation (partage) est nécessaire afin que les petites disciplines soient convenablement soutenues. Il faut aller vers les nouveaux modes de financement du sport », détaille Seydou Diouf.  Pour le président de la fédération de Karaté, il faut déjà mettre en application les programmes de développement en vigueur pour aider réellement les fédérations moins visibles. « Les Fédérations jugées minoritaires sur le plan de l'impact et des résultats, non prises en compte dans l'arbitrage budgétaire, devraient être aidées par le ministère des Sports, à travers des programmes de développement au plan national. C'est ce qui est prévu mais ce n'est pas entièrement appliqué », rappelle Souleymane Gaye.

 

 

Entre petites  fédér et « super présidents »

 Seydou_Diouf

Malgré les difficultés, le nombre de fédérations augmente  de plus en plus au Sénégal. Pour certains acteurs, il serait plus judicieux de mettre sur pied des confédérations à la place de plusieurs fédérations qui ont des similitudes.  « Les gens veulent voler de leurs propres ailes. Cette situation donne place à l’existence de petites fédérations. Moi je suis pour la formation des confédérations. Même des pays comme l’Italie le font avec les sports de combats qui sont réunis dans une seule entité y compris la  lutte. Les critères de création doivent être plus stricts », explique El Hadj Dia. L’avis du patron du judo national n’est pas entièrement partagé par son homologue de la fédération de Karaté. « C'est un problème d'appréciation, le nombre de fédérations n'est pas trop élevé. Les différentes disciplines correspondent le plus souvent à des fédérations internationales qui existent. Le regroupement ne devrait concerner que les disciplines naissantes au Sénégal et de même nature, où le nombre de pratiquants est encore très réduit », renseigne Souleymane Gaye. Alors, à côté de l’athlétisme, qui malgré ses difficultés financières parvient à dépasser la barre de 2200 licenciés en 2009 contre 2452 en 2011, une  discipline comme la pétanque voit le nombre de ses pratiquants chuter. De 515 licenciés pour 10 clubs en 2004 selon les indications du site internet du ministère des sports, la fédération a vu 32 licenciés prendre part aux activités en 2011, indique le secrétaire général de l’instance fédérale, Massal Sow Ndiaye. Ce dernier explique  que de nombreux clubs sur les 30 existants n’ont pas pris part aux activités faute de moyens. Les Cnp sont dans la même situation et pour s’en sortir le choix des présidents des fédérations se porte parfois sur des personnes aux portefeuilles bien garnis. L’argent étant plus  susceptible de se trouver chez des hommes politiques et hommes d’affaires qui sont portés aux têtes des fédérations. Entre Abdoulaye Baldé, ministre d’Etat, président de la fédération de voile, Moubarack Lô, économiste et politicien engagé chef du taekwondo sénégalais, Baba Tandian homme d’affaire  président du basket, Seydou Diouf député et gérant handball, la mode est d’avoir des « présidents capable ». Cela garantit au moins l’organisation d’une compétition majeure dans l’année. Le président du Cnp de Kick Boxing connait bien cette situation. Mansour Diop et ses camarades sont souvent obligés d’attendre la venue de techniciens internationaux pour faire d’une pierre deux coups en procédant à la tenue du championnat national et un stage de formation. La défense de la ceinture mondiale de Boubacar Ndiaye en octobre dernier à Marius Ndiaye a servi au Cnp pour effectuer  l’ouverture de la saison nationale. La fédération de cyclisme profite de projecteur de plus en plus faible sur le tour du Sénégal organisé par le promoteur Michel Thioub, pour mettre ses activités en valeurs. Le choix des présidents ayant une assise financière n'est pas par défaut selon Seydou Diouf : « Il faut comprendre que j’ai toujours été un membre actif au sein de la fédération. Je faisais partie du Comité Directeur et les gens sont venus me voir pour me demander de diriger la discipline. C’est vrai que lorsque des gens ont des difficultés financières, ils jettent leur dévolu sur une personne qui a un portefeuille relationnel conséquent. Mais le handicap c’est que nous manquons souvent de temps. Toutefois sans passion on ne peut pas faire avancer les choses ».

 

Des fédérations sans sièges

 

Si les textes exigent que les fédérations disposent de sièges, certaines n’en possèdent pas. Le gros des fédérations et Cnp sont logés dans les trois principaux stades que sont Demba Diop, Iba Mar Diop et Léopold Sédar Senghor au moment où d’autres partagent des enceintes d’établissement (Cnp de baseball/sofball),  des mairies (Régate), des boutiques de sport (Cyclisme), sont sous couvert du ministère des sports (Ski), etc. Selon El Hadj Dia, le fait que le ministère ne prenne en charge que les compétitions internationales lors de l’arbitrage budgétaire ne permet pas réellement à la tutelle de sanctionner et de dissoudre des fédérations pour non respect du cahier de charge. Pourtant un mois avant l’ouverture de chaque saison sportive, tout organisme sportif délégataire de pouvoirs doit communiquer au Ministre des sports, le bilan administratif et financier de l’année écoulée, l’état de ses statistiques et le programme annuel d’activités. La délégation de pouvoirs peut être retirée par arrêté du Ministre chargé des Sports pour « manquement grave constaté par l’autorité de tutelle, non respect des obligations spécifiques contenues dans la lettre de mission, absence de garantie morale, technique et financière dans l’accomplissement de la mission assignée, manquements graves aux règles techniques et à l’éthique des fédérations internationales », indique les textes.

 

 

 Encadré

 

Le Ski sénégalais : la vision d’un pour tous

 article_RTR14ZE6

Le Ski est la discipline  qui a fait entrer le Sénégal dans l’histoire des sports d’hiver avec Lamine Gueye comme premier skieur d’Afrique noire à avoir participé aux JO d’hiver (1984 à Sarajevo). Président du Cnp depuis 1979, le patron de l’instance qui pourrait bien porter le nom de fédération des sénégalais de l’étranger, Lamine Gueye a réussi à obtenir le statut de Cnp avec détermination et malice, pour être affilié à la fédération internationale de Ski : «  Je rédige les statuts de la fédération en trois langues, et je triche en précisant que nous sommes quarante-sept skieurs, alors que je suis bel et bien le seul. J’expédie les déclarations au ministre des Sports du Sénégal, et au président Léopold Sédar Senghor, qui y répond personnellement. Il me réserve un accueil chaleureux et je suis scotché par ses connaissances en ski » témoignait-t-il dans le magazine Paris Match en 2008. Après 32ans d’existence, la question de la pertinence d’avoir une fédération de ski pour un pays d’Afrique noire comme le  Sénégal est toujours d’actualité. Et le skieur, qui a à son actif la participation à trois olympiades, ne se lasse pas de l’expliquer : « On n'oblige pas les gens, chez nous, à faire du ski. Un siècle en arrière, les Sénégalais ne voyageaient pas. Aujourd'hui, des Africains se trouvent à un moment de leur vie en Italie, en Islande, au Canada pour faire des études ou autre. Le monde n'est plus aussi limité géographiquement qu'avant. Des gens découvrent ce sport et ils l'adorent. La Suisse a gagné la coupe de l'America et pourtant il n'y a pas de mer en Suisse. Et est-ce qu'on dit à la Suisse, vous ne faites pas la coupe de l'America? Vous imaginez la façon dont ça restreint le sport. A une époque, les courts de tennis et les terrains de golf étaient aussi interdits aux noirs. Il y a une ouverture générale aujourd'hui et il n'est pas question que le sport n'en fasse pas partie », a-t-il déclaré en 2009 au site 20minutes. Fr . Sur la page du réseau social facebook du ski sénégalais, le Secrétaire général du Cnp, Doudou Seck a tout de même pu décrocher 61 sympathisants. Un Cnp qui a pour seul objectif de conserver l’esprit olympique.

 

Quand les présidents de fédération se défendent  

 

Si pour les observateurs, l’envie de voyager à travers le monde pour prendre part aux colloques des fédérations internationales  et les perdiem restent leurs principales motivations, des fédéraux démentent et considèrent plutôt la charge comme un sacerdoce.

 

El Hadj Dia, président fédération de Judo : « la passion nous guide »

 EL-HADJI-DIA

« Nous ne sommes pas payé, c’est la passion qui nous guide. En tant que sportif, le poste de président de fédération est tout de même le summum de la reconnaissance. L’avantage serait qu’on a la reconnaissance de ses pairs, on gagne en notoriété en tant qu’homme public ».

 

Baba Tandian, Président de la fédération de basket : « Je rends au Basket ce qu’il m’a donné »

 

 3325927-4772555

« Nous avons fait un serment avec mes amis de changer l’image du basket sénégalais. La touche nouvelle consiste à s’attaquer au nerf de la guerre qui est un problème de moyens. J’ai présenté un projet viable qui a séduit le mouvement associatif en développant un système qui va apporter de l’argent. Au basket, je ne fais que rendre ce que j’ai reçu ».  (Déclaration faite après son élection en 2010).

 

Souleymane Gaye, président fédération de Karaté : « L’amour de la responsabilité »

 

«Il y a la considération sociale et l'amour de la responsabilité de diriger un groupe. En contrepartie, il faut être au service du groupe à tout moment, accepter de sacrifier une partie de sa vie de famille, rechercher des moyens pour aider la Fédération. Vivre, partager la vie d'une passion avec les membres du groupe, qui finalement constituent votre famille ».

 

 

Massal Sow Ndiaye, Secrétaire général de la fédération de  Pétanque, « Nous aimons ce que nous faisons »

 

« Le président Gassan Ezzedine et les membres du comité se démènent pour financer les activités. Malgré l’absence de sponsors nous sommes toujours là et  la raison est toute simple : nous aimons ce que nous faisons. Je suis secrétaire général depuis 1985, si je ne désirais pas le développement de cette discipline je ne serai plus là. Les sports de boules ne disparaitront pas, malgré les difficultés ».

 

 

 

 

Gaëlle YOMI 

Posté par gaelleyomi à 23:51 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
26 novembre 2011

PORTRAIT FERDINAND COLY


Le Lion qui rugit dans  l'ombre


Après une carrière de joueur bien remplie, Ferdinand Coly fait désormais office de plaque tournante entre le staff technique et les joueurs dans la tanière.

2670442-3773260

On le dit très gentil, sérieux et courtois.  Ferdinand Coly est resté fidel à cette réputation à son arrivée à notre lier de rendez-vous au siège de la fédération sénégalaise de football. A peine descendu de son véhicule, il passe un bonjour chaleureux et emprunt d'humour  au vigile en faction, puis fait  le tour des bureaux pour serrer la pince à tous ses collaborateurs présent sur lieu avant de rejoindre le sien. Si l'ancien capitaine des «Lions» du football est depuis deux ans le coordonnateur de la tanière, il n'a pas pour autant tronqué son short et son maillot pour un style costume cravate. Toujours relax, «Ferdy» pour tous ceux qui le souhaite affectionne le look «Jeans -Tee-shirt, Basket». Le quotidien du «coordo» n'est pas de tout repos. Fréquemment entre deux avions, s'il y a une chose qu'il aimerait acheter ce serait sans aucun doute le…. temps. «Lorsque le planning est intense c'est beaucoup de voyages, aller voir les joueurs, les sponsors, superviser les sites, ect. La transition n'est pas évidente. Après avoir joué très longtemps au football arrêter n'est pas facile à gérer. D'autant plus qu'on a encore la compétition dans les jambes. Ca fait toujours mal, mais il faut savoir tourner la page et apporter son expérience à la nouvelle génération qui est entrain de montrer ses valeurs. C'est lors des regroupements que je fais  le gros de mon travail», révèle-t-il.

La reconversion est visiblement bien réussie pour Coly qui a su, au fil du temps,  passer maître dans l'art de la médiation. Son secret réside dans la réactivité qui permet selon lui, «d'atténuer l'ampleur des problèmes et de calmer les esprits lorsque les joueurs sont mis dans des conditions difficiles». L'ancien arrière droit de la tanière ne cache pas son plaisir de s'entraîner avec la bande à Niang même si dans un sourire narquois, il  regrette  ne pas trop pouvoir les tacler.  Sur son mètre 80 pour 80kg, il n'a rien du confident docile prêt à vous serrer dans les bras en moment de déprime mais, il a tout du grand frère protecteur qui arrive à pic pour dénouer une situation.  Une mission qu'il est à nouveau apte à remplir lors de la Can 2012. Il estime que sa présence est «une protection pour les entraîneurs» car «cela permet de ne pas aller directement à la confrontation». Ferdinand Coly retient comme moment particulièrement critique dans son nouveau poste, les conditions de démarrage de l'aventure avec Amara Traoré et Cie. «Le moment le plus difficile à ce poste pour moi a été la période de nos 10 mois sans salaires au début de notre mandat. Nous avons fait preuve de solidarité de patience et surtout de patriotisme. Rester dans ces conditions ce n'est pas évident quand on sait que la vie est difficile au Sénégal. Le pourquoi de cette situation reste un mystère. Ces moments ont permis de renforcer les liens entre le staff et les joueurs». 

 

Un comptable Psychologue

 

arton4328-ce417

Ayant fait tout son parcours professionnel sur les terrains de football avec les dreadlocks sur la tête, Ferdy est désormais en mode tresses renversées. Née à Dakar le  10 septembre 1973,  il rejoint la France dès l'âge de 6 ans. Sa double culture l'aide également à bien comprendre les binationaux dans la tanière.  «Après le décès de mon père, avec mes 3 frères ont a été accueilli par mon oncle en France. Ensuite nous avons été éduqués par une famille française. C'est pour cela que pour moi les questions de racisme n'existent pas car, j'ai été adopté et éduqué par une famille française qui nous a considéré autant que leurs propres enfants», argumente-t-il. Avant de faire les beaux jours du Rc Lens de (1999-2002), le défenseur combatif des «Sang et Or» avait fait ses armes au Fc Poitier. C'est juste après l'obtention de son baccalauréat en comptabilité et gestion qu'il se lance dans le football en 1993 sans passer par un centre de formation. L’actuel coordonateur du Sénégal s'y connait aussi un peu en psychologie. «Après mon bac en comptabilité, je suis passé à autre chose car je voulais faire la faculté de sport. J'ai du faire des choix et j'ai du rester une année en faculté de psychologie car dans le programme il y avait de la psychologie à faire. J'ai passé les examens mais je n'étais pas aller voir les résultats puisque j'ai eu l'opportunité de travailler à la mairie de Pouatier à 18ans. Être fonctionnaire à cet âge pour moi c'était bien. Avoir son petit quelque chose à côté avec le foot. C'était un bon début», nous relate ce dernier. Durant sa carrière il a côtoyé les championnats français, anglais et Italien. Le redoutable défenseur de la génération 2002, garde en bonne place leurs exploits. Notamment, la victoire sur la France en ouverture du mondial Coré-Japon, sans oublier les bons moments avec le Rc Lens où dit-il : «mon ami Rigobert Song et moi ont faisait peur derrière avec nos locks».

Celui qui fait partie de la première vague de binationaux à pourtant vécu une drôle d'histoire lors de sa première visite au siège de la fédération. «Avant même sa venue en équipe nationale, en 2000 il était en  vacance au Sénégal et a décidé de venir nous voir au siège de la fédération au stade Léopold Sédar Senghor. Il a été retenu à l'entrée par les gendarmes. Il n'a rien dit et a pu finalement nous voir avec Peter Schnittger, pour une séance de travail. Notre rencontre c'était bien passée et il a joué pour le Sénégal. Il a une humilité et une modestie rare. Il est respectueux des règles», témoigne  l'entraîneur adjoint Abdoulaye Sarr, qui l'a également eu comme joueur.

 

Une reconversion réussie

NEWS_1223023210_coly

En dehors du football, Ferdinand Coly passe pour un redoutable homme d'affaire même s'il refuse de l'admettre. Faisant preuve de modestie, il dévoile à peine les domaines dans lesquels il investi. S'il peut paraître froid pour les inconnus et parfois indifférent pour ses proches, il semble aussi réserve.  En revanche, Ferdy s’y est pris très tôt pour préparer sa retraite sportive. «Personnellement j'avais investi au Sénégal pourtant je n'avais pas grandi ici. J'avais acheté quelques biens. Des trucs simples sans prétention. Il faut prévoir son avenir. Sécurisé quelque chose. J'ai investi dans le bâtiment et là je travaille  sur d'autres projets personnels. J'ai également investi en France». Installé au Sénégal depuis quelques années, il n'envisageait pourtant pas cette option durant sa carrière. Après une réadaptation sans difficulté c'est désormais une fierté pour lui.

D'ailleurs, il est de plus en plus sollicité par des partenaires étrangers pour des projets footballistiques. «Je suis en contact avec des partenaires pour prospecter au Sénégal. C'est pour la création de grands centres de formation bien structurés à l'image de Diambars. Ce n'était pas dans mes prétentions au départ. C'est vrai que plus j'essaie de quitter le football, plus on me ramène dedans». Dans ses projets il n'oublie pas Bignona sa terre d'origine. «Je verrai comment accompagner une équipe ici au Sénégal. Une simple formation comme l'Asc Bignona. Je prépare quelque chose avec cette formation», parole de Casamançais ! 

 

Coeur de lion

coly--346x212

Durant les conférences de presse du staff technique,  Ferdinand Coly a parfois l'air épuisé avec des yeux très affaiblis. Le grand frère de la Tanière rassure qu'il ne s'ennuie pas et rappel qu'il «faut se méfier d'un lion qui dort». « C'est vrai que les conférences de presse sont un peu longue. En général la conférence c'est pour le coach, nous on l'accompagne nous ne sommes pas directement sous le feu des questions.  Moi j'aime travailler dans l'ombre». Celui qui partageait sa chambre avec Amara Traoré lors des regroupements de l'équipe nationale à le flair pour prendre les bonnes décisions selon Abdoulaye Sarr. Auprès du trio Amara-Ma Yacine-Abdoulaye, Ferdinand sait faire preuve de rigueur et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il n'a pas manqué de faire part de son mécontentement après avoir été remplacé à la dernière minute par le ministre des Sports Abdoulaye Makhtar Diop, au sein de la délégation sénégalaise devant se rendre à Malabo pour le tirage au sort de la Can 2012. «C'est un grand professionnel qui a un discours rassembleur  très utile dans son rôle de coordonateur. Jusqu'à présent il fait bien son boulot et prouve qu'on ne sait pas tromper en le proposant à la Dtn. J'aime son tempérament parce qu'il ne se laisse pas faire. C'est un vrai lion», dixit Abdoulaye Sarr.  Ne supportant pas l'injustice, il se veut un ferment militant pour le développement du football africain. Le match retour Cameroun/Sénégal du 4 juin 2011 à Yaoundé était tout simplement pour lui : «un combat de lion arbitré par une hyène angolaise». Le cœur déjà à Malabo où le Sénégal évoluera en phase de Poule de la Can, le souhait est d'aller jusqu'en finale. «Si on a la chance de jouer une finale, cette fois-ci on ne va pas faire comme en 2002. Nous allons essayer de soigner tous les détails en  choisissant  les tireurs de penalty  la vielle au cas ou». En outre, monsieur est également amateur de  football féminin. Il a suivie les rencontres du dernier mondial dames en Allemagne et espère des meilleurs conditions pour les «Lionnes» du Sénégal. «Le chemin est encore difficile, mais avec la persévérance et les moyens surtout, car sans moyens on ne peut rien faire, on pourra avoir une équipe de «Lionne» de haut niveau». Pour l'élection présidentielle qui intervient juste après la Can, Ferdinand Coly  compte bien y prendre part et votera du côté de l'hexagone. «Je n'ai pas de préjugé par rapport à la politique. Ce qu'on souhaite avant tout c'est la paix et la sérénité dans le pays. Je  ne suis pas un très bon exemple mais, partagé entre l'Italie  et la France il m'était souvent difficile de me rendre aux urnes. Pour 2012, je pense que je serai en France durant cette période. J'irai voter au consulat. Je me suis inscrit sur la liste électorale à Bordeaux», rassure le quatrième soldat de la nation.  

Le show man

3164633-4524056

A 38 ans, le mélomane de reggae et dance soul teint à avoir un langage correct devant les enfants. Mais  au fait, combien de «bambinos» à notre athlète?: «(Eclat de rires), Je ne vous le dirai pas». Soit! Néanmoins, monsieur aime la simplicité et malgré les divas dont regorge le Sénégal, Ferdy n’a pas encore dénicher sa belle. «C'est vrai qu'au Sénégal il y a beaucoup de belles femmes  mais il ne suffit pas d'être belle. C'est une question de mentalité aussi.  Les femmes du genre, soit belle et tait-toi ça ne m'intéresse pas.  Je ne suis pas  encore marié», a bon entendeur... Pour info, il affectionne les lasagnes et Halle Berry est son actrice préférée. La période drealocks semble également dépassée. «Au départ j'avais prévu d'enlever progressivement mes dreadlocks mais le jour de mon anniversaire à Bordeaux je l'ai fait sous un coup de tête. Je l'ai fait pour laisser reposer mes cheveux. Peut être je les referai mais pour le moment je n'en ai pas trop envie». 

Gaëlle YOMI

 

 

 

Posté par gaelleyomi à 07:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,
12 novembre 2011

LES 30 INDISCRETIONS DE HERMINE NGEUKO, INTERNATIONALE CAMEROUNAISE DE BASKET

« Je compte devenir journaliste »

 

Le pivot des «Lionnes indomptables» du basket  qui évolue au Sénégal depuis 2010 se prête à notre jeu. Agée de 19 ans, Hermine Ngueko nous dévoile un pan de sa jeune carrière en répondant aux questions sur sa vie professionnelles et privées. Go !

302300_266943553340447_100000744134917_844554_406446979_n

 

1-Quelle est ton équipe de basket préférée ?

Oiliol au Cameroun.

 

2-Quelle était ton idole de jeunesse ?

Lisa Leslie.

 

3-Quel est l'entraîneur qui a le plus compté pour toi ?

J’en ai  trois : Giles Mboué, coach Sidon et Martial Wassu.

 

4-Quel est ton meilleur souvenir sur un terrain de basket jusqu’à présent?

 Finaliste de la coupe Arc En ciel car j’ai apprécié l’intensité du match qu’on perd sur le fil contre le Saint-Louis Basket Club.

 

5-Et le pire ?

Ma défaite lors de l’Afrobasket 2011 face au Sénégal.

 

6-Quelle est la joueuse la plus énervante que tu as croisée sur un terrain ?

Pour l’instant aucune.

 

7Quelle est la meilleure joueuse avec qui tu as eu a évolué jusqu'à présent ?

 Bibiche Mbiandja la meneuse du Cameroun.

 

8- Quel est ton principal défaut ?

 

J’aime toujours avoir raison.

 

9Quelle est la salle de basket  qui te fait rêver ?

   Celle de n’importe qu’elle équipe en Wnba.

 

10Qui est la joueuse la plus technique du Championnat sénégalais ?

 

Ndèye Sène.

 

 

11le nom  de ton meilleur ami ?

Abdoulaye Diao.

 

12- Quel est la ville de tes rêves? 

 New York.

 

13- Ta couleur préférée?

Le rose.

 

14- Quel est le nom de ton acteur préféré ?

 

Eddie Murphy.

 

15Qu'est-ce que tu fais en général après un match ?

 

Je me repose au maximum en restant allongé.

 

16- Hormis le basket, tu as une passion dans la vie ?

La danse.  

 

17- Et tu écoutes quoi comme musique ?

 

Du  Hip Hop.

 

18Tu regardes quoi à la télévision ?

 

Je ne suis pas trop télé.

 

19- Quel est ton repas préféré?

 

Plantin pilé avec le Haricot.

 

20-Es-tu superstitieuse ?

 Non.

 

21-Quelle est la plus grosse bêtise que tu ais faite étant gamine ?

 

J’avais fait des tresses interdites à l’école on m’a renvoyé à la maison ensuite mes parents sont venus créer un scandale à l’école. En fait,  je ne savais pas que c’était interdit de faire ce type de nattes.

 

22- Si tu n'avais pas été basketteuse, quel métier aurais-tu exercé ?

 

Je compte devenir journaliste.

 

23- Quelle est la personnalité la plus connue de ton répertoire téléphonique ?

Abdoulaye Jonh.   

 

24- Quel était le contenu de ton dernier sms, reçu? 

Je viens dans 15 minutes.  Signé de toi (Ndlr : La journaliste)

 

25- Quelle est le juron qui t'échappe le plus souvent ?

P..T..

 

26-  Pour ou contre la Polygamie ? 

 Contre.

27- Tu regardes quoi en premier chez un homme ?

Son style.

 

28- Quel est le dernier livre que tu aies lu ?

Contemplation de Victor Hugo.

 

 29- Ton film préféré?

La série camerounaise les déballeurs.

 

30-Tu te vois comment dans une dizaine d'années ?

Si plait à Dieu joueuse professionnelle accomplit afin de prendre soin de mes proches.

 

 Propos recueillis par Gaëlle YOMI 

Posté par gaelleyomi à 22:40 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
31 octobre 2011

LUTTE : Voyage dans la nébuleuse du Cng

 

 Le Cng de lutte et son presque inamovible président sont dans l’œil du cyclone. Il est reproché à Alioune Sarr et compagnie une gestion opaque des ponctions opérées sur le cachet des lutteurs finances et des abus de pouvoir que nombre de pratiquants disent ne plus pouvoir supporter. Enquête.

 

3363065-4830807Dr Alioune Sarr, Président du cng

La lutte caracole en tête des disciplines sportives pratiquées au Sénégal. Manifestement la plus populaire, elle est gérée depuis 1994 par le Comité National de gestion (Cng). Cette structure qui a à sa tête des ingénieurs, des administrateurs civils, des professeurs d'université et des docteurs. Bref, des personnes suffisamment responsables et visiblement à l'abri du besoin et à qui les millions de l'arène ne sauraient faire tourner la tête. Et pourtant, que de suspicions depuis quelque temps sur la gestion du Cng. Ca cogne sec après la sortie de Boy Kaïré, président de l’association des lutteurs en activité qui parle d’une gestion de la discipline par une «bande de mafieux et de copains». Cette déclaration faite dans les colonnes du journal L'Observateur du jeudi 06 octobre, a très vite suscité la réaction du président du Cng dans Week-end Magazine. Le Dr Alioune Sarr se dit prêt à rendre le tablier à la fin de son mandat et compte ester en justice contre Boy Kaïré. Malgré tout, plusieurs lutteurs affirment être contre les nouvelles résolutions du Cng et ne comptent pas respecter l'interdiction d’apporter des bouteilles mystiques de 10 litres lors des combats.

Mais pourquoi diantre le Cng suscite tant la controverse ? Quelle est réellement sa mission ? Comment fonctionne-t-il et suivant quels critères ses membres sont-ils choisis ?  Pleins feux sur cette structure qui est loin de faire l’unanimité.

 

 

Une création de Abdoulaye Makhtar DIop

 

abdoulaye-Makhtar-Diop-Photo

Le Comité National de Gestion (Cng) de la lutte voit le jour le 21 mars 1994. Une création rendue possible par la réforme relative à la lutte et initiée par   Abdoulaye Makhtar Diop, ministre chargé du département des Sports entre 1988 et 1993. Ce dernier, qui s’est vu à nouveau octroyer ce département le 7 octobre 2011, en plus de ses fonctions de ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, tombe à pic pour évaluer son héritage. Sous son administration, M Diop  avait réussi à l’époque à relancer  la lutte sénégalaise qui avait vu la tenue de quatre combats seulement entre 86-88. Il décide alors de dissoudre la fédération en place pour mettre sur pied le Comité de Contrôle et d’Administration de la Lutte avec Frappe (Caclaf), et le Comité national de promotion (Cnp), chargé du développement de la lutte traditionnelle et de la lutte olympique. D'ailleurs, le nouveau patron du sport sénégalais n'a pas manqué de le rappeler mardi dernier lors de la cérémonie de passation de service au ministère. Ajoutant que, de même que le football dispose de sa loi Lamine Diack, le fonctionnement actuel de l'arène aurait pu porter le nom du décret Makhtar Diop. Vu qu'il avait mis ces innovations en marche sous forme de décret avant de quitter le ministère en 93 et de voir  la naissance du Cng, en 94, sur ces bases-là. Il s’agit notamment de l'instauration du système des licences pour l'identification des lutteurs et pour permettre aux promoteurs de monter des combats. Prenant Gaston Mbengue à témoin, Makhtar Diop se souvient que c'est lui qui est parvenu à convaincre Serigne Modou Niang de se lancer dans l'organisation des Galas de lutte. Selon le ministre, ces réformes avaient suscité la crainte de l'ancien chef d'Etat Abdou Diouf et de Jean Colin qui affirmaient que leur application pourrait bien conduire  à l'exil de Makhtar Diop  suite à la colère du monde de la lutte. Toutefois, le soutien des lutteurs tels que Toubabou Dior et Mbaye Gueye, l'avait poussé à aller au bout de ses réformes. Avec la venue aux commandes de Ousmane Paye au ministère des Sports en 1994, le Cng remplace le Caclaf et le Dr Alioune Sarr est nommé président avec pour adjoint Armand Ndiaye, ancien président de la fédération de lutte dissoute par Makhtar Diop. Depuis sa création, le Cng a trois principales missions à remplir: gérer, développer et promouvoir les trois formes de lutte que sont : la lutte olympique (Gréco-Romaine et Lutte Libre), la lutte traditionnelle sans frappe et la lutte traditionnelle avec frappe. Soit les mêmes missions que le défunt Caclaf qui était dirigé par  Moulaye Idriss, signale Ngagne Diagne, chroniqueur de lutte à la Tfm.

 

Les lutteurs absents du dispositif

Composé de six membres, force est de constater que contrairement aux autres disciplines comme le football ou le basket, le bureau du Cng ne compte pas dans ses rangs d’anciens pratiquants de ces trois sous branches de la lutte. Cela est considéré par certains comme le secret de la réussite et par d’autres comme un manque de considération envers les principaux acteurs (voir Intertitre « Pour ou contre le Cng »). Comment devient-on membre du Cng ? Comment remplace-t-on une personne du bureau à l’instar d’Ibrahima Sarr qui a pris sa retraite aux fonctions de directeur administratif du Cng? Le chroniqueur de lutte sur la 2Stv, Bacaye Mbaye,  donne des précisions : « Le ministère nomme seulement deux membres au niveau du Cng. Il s'agit du président et du directeur administratif. Les autres membres sont cooptés par le président. Ce dernier soumet la liste à la tutelle qui la valide au début de chaque mandat». Les membres de l'actuel bureau sont : Président : Dr Alioune Sarr, 1er Vice président chargé de la lutte avec frappe, Cheikh Tidiane Ndiaye, 2éme Vice-président chargé de la lutte sans frappe, Pr Raymond Diouf, Chargé de la lutte Olympique, Docteur Alioune Sarr, Directeur Administratif, Ibrahima Sarr (Retraité), Adjoint, Babacar Seck, Chargé de communication, Thierno Kâ.

 

 

Où va l'argent de la lutte ?

 LUTTE_BOY_KAIRE

Après 17ans de service, le Cng de lutte est à la fois la structure d’exception la plus ancienne et la plus épiée. Après qu’il eut envisagé de l’ériger en fédération dès sa prise de fonctions en 2010, Faustin Diatta finira  par accorder un mandat olympique de 4 ans à cette instance. Fort de cette  nouvelle marque de confiance, le Cng a entrepris les préparatifs de la saison et a arrêté de nouvelles mesures qui ne sont pas du goût de certains pratiquants. La sempiternelle question de la gestion des finances de la lutte a aussi ressurgi, surtout en ce qui concerne les ponctions sur les cachets des lutteurs fautifs. Si le ministre Makhtar Diop reconnaît qu'il est normal que les lutteurs sachent où va leur argent, il compte néanmoins résoudre le problème autour d'une table. «Je veux réunir le monde de la lutte avec Tapha Gueye, Boy Kaïré, le Docteur Alioune Sarr et les autres. Je rendrai publics les rapports financiers du Cng  afin que les lutteurs sachent où va l'argent que le Cng prend sur leurs reliquats. Je suis convaincu que le Cng gère bien les finances et Alioune Sarr devrait accepter que l'on discute de ça», a -t-il observé. Nonobstant ce fait, le Cng ne cesse de rappeler qu'en tant que structure provisoire, il ne bénéficie pas de subvention. Et pourtant la structure doit bien fonctionner comme l’explique son ancien directeur administratif. «Une structure qui fonctionne a besoin de payer ses factures de téléphone,  d’Internet, son matériel de bureau, etc», tente d'éclairer sommairement Ibrahima Sarr, dans les colonnes de Sunu Lamb.

Le premier vice-président chargé de la lutte avec frappe, Cheikh Tidiane Ndiaye s’est donné la peine de répondre à cette question lors d’une interview accordée à nos confrères de Walfadjiri le 14 avril 2010 :«Nous sommes un démembrement de l'Etat. Chaque année, nous dressons un bilan de nos activités que nous soumettons à la tutelle. Si nous étions une fédération, le trésorier allait faire un rapport financier devant le Comité directeur qui appréciera. Mais nous, nous n'avons pas à le faire parce que nous sommes trop sollicités. Dans nos réunions hebdomadaires, on reçoit beaucoup de demandes sociales. Il faut que les gens sachent qu'au Cng , c'est du bénévolat pur et dur. A part les arbitres et les médecins qui reçoivent 10 000 F chaque journée, il n'y a aucun membre du Cng qui touche un franc. On paye chaque année près d'un million à la fédération internationale de lutte. A chaque fois que l'équipe nationale se déplace, si l'Etat donne 5 000 mille francs par lutteur, on y ajoute 10 000 F. Il nous arrive de faire, avant des tournois comme celui de la Cedeao, des vendredis, samedi, dimanche (Vsd) pour regrouper les lutteurs. Et durant tout ce temps, c'est le Cng qui les prend en charge».

La bonne foi et le sens du devoir de l’équipe d’Alioune Sarr résonnent mal auprès des membres de l’association des lutteurs en activité dirigée par Boy Kaïré. Après la sortie de ce dernier pour traiter le cng de «Bande de mafieux», son trésorier monte également au créneau pour démentir le bénévolat des membres du Comité. Pour Pape Konaté, alias Capitaine Pk, des perdiem de 50.000Fcfa sont octroyés à chaque réunion hebdomadaire aux participants. «Le Cng fait des réunions hebdomadaires chaque lundi et il y a des articles qui disent qu’il doit y avoir deux représentants des lutteurs en activité mais personne ne les convoque. C’est de l’injustice. Nous devons prendre part au débat par rapport aux décisions qui nous concernent. La saison passée, le Cng a déclaré avoir coupé 18.000.000Fcfa sur les cachets des lutteurs. Où va cet argent? Et on nous a informés qu’aux réunions hebdomadaires du Cng, tous les membres qui y prennent part reçoivent 50.000Fcfa de per diem et 5000 Fcfa de transport. Faites le calcul.  Ce que je dis est vrai», a-t-il soutenu dans les locaux du ministère des Sports en marge de la cérémonie de passation de service ce mardi 18 octobre 2011.

 

Pour ou contre le Cng?

 

A chaque fois que l’option de remplacer le Cng de lutte par une fédération est agitée, le responsable de la lutte avec frappe Cheikh Tidiane Ndiaye déclare qu’ils sont prêts et que tout dépend de la tutelle. Depuis lors, le ministère a toujours demandé au Cng de rempiler mais le passage au mandat de 4 ans a accentué le débat sur la nécessité de passer à une fédération. Les acteurs restent toutefois divisés sur la question et chacun brandit ses arguments. Morceaux choisis.

Gaston Mbengue, promoteur: «Il n’y a rien à fédérer»

images

« La lutte marche très bien. Pour moi, il n y a pas de problème. Dans toute entité, dans tout pays, il faut qu’il y ait toujours des mécontents. Même si le prophète était là, il y aurait des mécontents. C’est ainsi le Sénégal. Aujourd’hui c’est peut être ceux qui ne gagnent plus rien ou qui n’ont rien fait dans la lutte qui crient au scandale. Qu’est-ce qu’il y a à fédérer ? La lutte n’existe qu’au Sénégal, une fédération c’est pour un continent ou le monde entier. On va fédérer quoi ? Pour trouver de l’argent ? On ne change pas une équipe qui gagne ».

 

Toubabou Dior, président des anciens lutteurs : «  Il faut changer »

images (1)

« Nous voulons une fédération parce que le Cng existe depuis 1994. On ne peut plus maintenir le Cng, il faut une fédération. Les anciens lutteurs devront intégrer les instances dirigeantes. Il faut changer ».

 

Rock Mbalaax, lutteur : «Tenter le coup»

rock-mbalax-terrasse-Bathe-Seras

Nous sommes des lutteurs et le rôle du ministère est de choisir la bonne option. Il doit faire avancer le sport. Nous sommes derrière le ministre. S’il décide que le Cng continue, il n y a pas de problème. De même, s’il met sur pied une fédération, nous le soutiendrons. Pour ma part, le Cng a joué un rôle important pour le développement de la lutte. Actuellement, puisque plusieurs personnes demandent la création d’une fédération, je pense que le Cng peut laisser faire et si ça ne marche pas, on reviendra au Cng.

Pape Konaté Alias Capitaine Pk, lutteur: «Pourquoi pas une fédération?»

 pape konate_capitaine pk

La lutte actuellement est au top niveau et est presque le premier sport du Sénégal. C’est le moment de revoir la structure qui la gère depuis 17 ans.  Pourquoi ne pas aller jusqu’à l’installation d’une fédération ? Le Cng ne dirige plus la lutte en concertation avec les lutteurs. Ce n’est pas normal,  le Cng doit nous impliquer dans la prise des décisions. Les nouveaux règlements nous ont un peu frustrés. Par exemple, l’interdiction des  bouteilles de bains mystiques de 10 litres. La lutte est un sport mélangé à la culture. L’aspect culturel fait le charme de cette discipline. C’est ce qui attire certains acteurs ; si on veut tuer tout l’aspect mystique cela n’est  pas normal. Ce sont des choses à revoir car le Cng ne doit pas diriger tout seul. Il doit y avoir des lutteurs dans le bureau du Cng. Il faut des lutteurs en activité et d’anciens lutteurs.

 

 Ngagne Diagne, chroniqueur de lutte à la Tfm :« Il n y a pas mieux que le Cng»

 

Ce n'est pas possible que le Cng devienne une fédération, car à ce moment qui va leur octroyer le budget nécessaire pour organiser les combats? Du temps de la fédération de lutte, c'est l'argent qui avait fait défaut. Jsuqu'à ce jour, l'Etat doit 10.000.000 Fcfa à Armand Ndiaye qui était le président de l'époque. La bonne marche de la lutte correspond avec le modèle du Cng.

 

Becaye Mbaye, chroniqueur à la 2Stv : « Ce n'est pas  le moment»

 fb22bc517f794d39b0c859920fbc8d1c

Les conditions ne sont pas réunies pour passer à une fédération. La moitié des écuries ne possèdent pas de papiers alors qu'une fédération s'appuie sur des associations pour fonctionner. La plupart des lutteurs qui réclament une fédération ne maîtrisent pas ce dont ils parlent. Toutefois, je pense que le fait d'avoir accordé un mandat de 4 ans au Cng, c'est trop. Il aurait fallu poursuivre année après année pour mieux évaluer le travail fourni.

 

Ibrahima Sarr, ancien directeur administratif du Cng:«pourquoi changer?»

 

Le président Alioune Sarr et son équipe sont esclaves de leur sens des responsabilités, de leur désintéressement. C’est ce qui fait que les gens leur demandent de continuer à diriger la lutter. Tant que ça marche, pourquoi mettre fin à une structure d’exception. Il vaut mieux garder une structure d’exception qui fait gagner une discipline plutôt que de mettre une Fédération qui crée des problèmes. Tout ce que je sais, c’est qu’au niveau du Cng, la gestion est transparente. Je peux mettre ma main au feu, la gestion est plus que transparente. C’est vraiment quelqu’un qui est avisé qui le dit. Parce que comme je le dis, j’ai vu passer beaucoup de ministres, j’ai vu les managers disparaître avec les avances des lutteurs. J’ai vu des responsables se chamailler, bien avant le Cng, pour contrôler la porte. Et depuis que le CNG est 1à, on n’a jamais entendu parler de scandales financiers. Il ne peut pas y en avoir parce que c’est une équipe désintéressée qui ne vit pas de la lutte. (Source: Sunu Lamb)

 

 

 

Papa Abdou Fall, Promoteur : «Il y a des préalables»

P1090419

 

«Avant de mettre sur pied une fédération, il faut nécessairement suivre un long processus de professionnalisation des écoles de lutte, des écuries, etc. Essayer de mieux organiser les managers, les lutteurs ainsi que tous les acteurs qui gravitent autour de l’arène. Donc, il y a des actes à poser au préalable avant de mettre sur pied la fédération de lutte». (Source: blog «Le reporter», de Rokhaya Thiam)

 

Gaëlle YOMI

 

 

Posté par gaelleyomi à 00:32 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
03 octobre 2011

FINALE AFROBASKET DAMES : BAMAKO 2011

Mon Afrobasket  (Jour : 10)

 

Welcome Angola !

P1070959 (2)

Exceptionnel !  Il y a encore eu du beau basket sur le parquet ce dimanche 2 octobre 2011, lors de la finale de l’Afrobasket malien. Comme la veille face au Mali, l’Angola a sorti le match parfait pour détrôner le Sénégal  de sa couronne continentale. Un match de ouf ! Le Mali a bataillé contre le Nigeria et arrache la troisième place (71-62). Toutefois, ça risque de cailler à Dakar vue que les joueuses auraient menacées de ne pas jouer la finale pour des questions de primes non réglées.

Le Sacre

IMG_2757

Une réussite insolente aux tirs primés de Sonia Guadalupe (66%) et Vincent Astrida (50%), combinée à un mauvais début de match du Sénégal a offert un scénario d’enfer à cette finale. La rivalité sénégalo-malienne profite aux Angolaises qui sont poussées par les supporters  du  pays hôte. Sur le parquet, le Sénégal  mené par (7-0) après trois minutes de jeu revient dans le coup (14-16), à la fin du premier acte. Mame Diodio Diouf et Mame Marie Sy tentent d’apporter la réplique aux lusophones et le match atteint son pic à 1minutes 43 de la fin du troisième quart-temps. Sur un tir à trois points, Mame Diodio ramène le Sénégal à  41-41. Le stade est en ébullition. Cette troisième manche se solde par la marque de 45 partout. L’ultime quart tourne à l’avantage des angolaises grâce à Sonia Guadalupe qui enfile 7 points. Ses partenaires achèvent le boulot et domptent les extérieurs sénégalaises (54-62).  L’Angola Décroche son premier sacre en dames.

 

 

Réactions

Aya Traoré (Capitaine, Sénégal)

IMG_2771

C’est la loi du sport, c’était la finale, il fallait qu’une équipe gagne. C’était le tour de l’Angola aujourd’hui, leur équipe a fait un bon match. Il ne faut pas oublier  qu’on a fait ce qu’on pouvait. Nos attaques ne passaient pas comme d’habitude. Félicitation à l’Angola.

Moustapha Gaye (Entraîneur, Sénégal)  

IMG_2768

Je rends grâce à Dieu et je remercie les joueuses qui ont été super depuis deux mois que nous sommes ensemble. En sport on n’est meilleur qu’au bout du compte. C’est l’Angola qui est la meilleure équipe. Nous n’avons pas été bons dans plusieurs secteurs.

Nacissela Mauricio (Mvp du tournoi)

IMG_2764

C’était un championnat très difficile. La plupart  les équipes étaient prêtent.  Nous avons travaillé pendant deux mois et les jeux africains nous ont servis. Après la médaille d’argent de Maputo nous avons continué à travailler sans pression.

Hanibal Morera (Coach Angola)

IMG_2776

Nous sommes heureux car c’est notre premier sacre. C’est le fruit d’un travail de longue halaine. Nous avons connu beaucoup de problème dans la préparation. Les joueuses ont été magnifiques pour arriver ici. C’est à partir de 2007 que nous avons commencé à être sur le podium à Dakar. En 2009, ce fut le cas aussi ont était encore  troisième. Cette année est celle de la consécration. On savait que le Sénégal est une équipe très forte. On c’était dit que c’était possible de perturber cette équipe. Aux Jo nous irons jouer notre jeu et on ne se renforcera pas avec les expatriées  car l’Angola n’a que deux joueuses qui jouent en France. D’ailleurs elles ne sont pas dans l’effectif nous ferons avec  d’autres joueuses locales.

 

Hamchétou Maïga  (Capitaine, Mali)

IMG_2721

Nous sommes contente d’avoir remporté la troisième place même-ci on souhaitait mieux. A présent que nous avons des terrains il faut s’entraîner d’avantage pour le développement du basket malien. Dans l’avenir je suis apte à aider de toutes les façons.

Le 5 majors de l’Afrobasket

IMG_2252Mame Diodio Diouf

Mame Diodio Diouf (Meneuse, Sénégal), Aya Traoré (Ailière, Sénégal), Nacissela Mauricio (Ailière, Angola), Djenaba Cissoko (Pivot, Mali), Sonia Guadalupe  

 

Sonia Guadalupe (Meilleure réalisatrice de la finale)

 IMG_2741

Astou Traoré : recalé une nouvelle fois

astou traoré 1

En quête de son premier sacre avec le Sénégal, la meilleure scoreuse des « Lionnes » à une nouvelle fois vue la coupe passée chez l’adversaire après la finale perdue en 2007 et l’Afrobasket 2005. Toutefois, elle termine meilleure réalisatrice à 3 points de la compétition.

Primes … Primes

IMG_2739

Si les « Lionnes » du Sénégal ont mouillé le maillot et offertent une finale de qualité aux amateurs, les problèmes de primes semble avoir été au menu de la sélection à la veille de la rencontre. En effet, après la demi-finale remportée contre le Nigeria, les partenaires d’Aya Traoré n’ont pas reçu la totalité de leur argent faute de liquidité. Une avance de 800.000Fcfa ayant été remise à chaque joueuse, ces dernières auraient retourné l’argent vu que tous les membres du staff n’avaitpas reçu leur part. Et jusque vers 14h dimanche, les négociations étaient en cours et ont pu déboucher sur  l’arrivée des Sénégalaises sur le parquet. Certains estiment que cela a eu un impact psychologique sur le groupe.

Etape journalistique! 

IMG_2748

Couvrir une finale perdue par son pays n’est pas chose aisé pour un journaliste. L’inspiration va au ralentie surtout lorsqu’on a versé quelques larmes à la fin de la rencontre comme une de nos consœurs. Néanmoins, comme disent les anciens : c’est une étape à passer.

Jarkata

IMG_2706

Pour ce dernier match, il fallait se tropicaliser à fond. Alors après les cars Sotrama, j’ai emprunté la moto « Jarkata » avec mon ami Siby pour me rendre au stade. Ici à Bamako, c’est l’un des moyens de transports les plus utilisés. Un peu d’anxiété durant le trajet, mais tout s’est bien passé !

 

Photos

 IMG_2745

IMG_2751public

IMG_2760IMG_2774Hanibal et Muricio

Les adieux de Hamchétou Maïga

 IMG_2719

Happy End !

IMG_2715

L’aventure fut belle pour moi avec des magnifiques rencontres et des sportives de talents côtoyées durant cet Afrobasket. Bonne suite et que les dames du basket brillent davantage. Let go Ladie’s.

Devise

IMG_2696

« GOD IS MY BOSS, JESUS EST MON AVOCAT »

 

Gaëlle YOMI (envoyée speciale à Bamako)

Posté par gaelleyomi à 03:11 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
02 octobre 2011

AFROBASKET DAMES : BAMAKO 2011

Mon Afrobasket (Jour 9)

 

Yes, yes , yes ! Une méga demi-finale entre le Mali et l’Angola ce samedi  1 octobre 2011 à Bamako. Les « Palancas Negras » brisent le rêve malien d’être sacré à domicile au terme d’un match de qualité (56-51). Du bon basket !  Le Sénégal pour sa part est passé tranquille face au Nigéria (89-63), le Cameroun remporte son match de classement contre la Côte d’Ivoire (62-60).

 IMG_2633

L’exploit

IMG_2641La joie des angolaises au coup de sifflet final

A la traine par rapport à la sélectionne masculine qui domine le sommet du basket africains depuis une décennie, l’Angola s’est ouvert les portes de la finale dans l’ancre du Mali.

Réactions

Jorge Fenzarda (Meneuse Angola)

Depuis le début, nous savions qu’on avait un bon groupe pour aller en finale. Le Sénégal est une équipe qui a presque le même style de jeu que nous. Nous évoluons de la même manière. 

 

Maïga Hamchétou (Capitaine, numéro 9 Mali)

IMG_1960

Nous félicitons l’Angola qui a vraiment bien joué. Elles ont été plus agressives et nous avons déjoué. Nous voulions remporter cette compétition. Nous remercions le peuple malien et nous sommes désolées d’avoir perdu ce match à domicile. Il faut que le public vienne regarder la finale et que la meilleure équipe gagne.

Hervé Goudray (Entraîneur du Mali)

IMG_2599

On avait vu l’Angola jouer six fois et ce soit elle a fait le match parfait en gagnant la bataille des rebonds et de l’adresse. Mon objectif était de rempoter ce tournoi, croyez moi, la déception du peuple malien, les joueuses l’ont multiplié par 100.  L’équipe à montrer de l’orgueil, je suis fier des filles qui ont donné le meilleur.

Sadiq Rashidat (Aillière Nigeria)

IMG_2694

En première partie nous avons perdu de près de vingt points et le Sénégal a accéléré.  

Ayo Bakare (Entraîneur Nigeria)

Nous avons fait une première erreur en venant avec le maillot blanc avec lequel on ne devait pas joué. Cela a pesé sur plan psychologique d’évoluer avec les couleurs de l’Angola en première période. Toutefois, cela n’excuse pas notre prestation car le Sénégal a une très bonne équipe.

Moustapha Gaye (Entraîneur Sénégal)

IMG_2654

Je remercie le bon Dieu qui nous a donné la victoire, le félicite le Nigeria qui s’est donné à fond. Les filles ont bien joué aujourd’hui, on a tourné à onze. Pour la finale, le match contre l’Angola sera difficile. On se connait bien. On joué ici et à Maputo. Les angolaises ont un jeu très technique et très adroite, la meilleure stratégie va l’emporter.

Sonia Guadalupe : une femme dans le match

IMG_2627Numéro 10

En compagnie de Mauricio Nacissela connue pour son adresse aux tirs primés, Sonia Guadalupe (10) a assuré la victoire des siennes en inscrivant 14 points, avec un pourcentage de 50 à deux points et 28 à trois.

 

 

Les larmes de Hamchétou Maïga

IMG_2399

La capitaine emblématique du Mali, Hamchétou Maïga n’a pas pu retenir ses larmes en conférence de presse d’après match. A la question de savoir si c’est son dernier afrobasket, l’âme des « Aigles » a fondu en larme pour affirmer que c’est le cas. De retour d’un accouchement en mai, Maïga espérait finir en beauté à Bamako.

 

La dernière de Diana ?

IMG_2407

Sa partenaire Diana Gandega ne soulèvera probablement jamais le trophée continental derrière lequel elle court depuis sa venue en 2008 sous les couleurs du Mali après avoir joué pour le Sénégal. Déjà âgée de 30 ans, la meneuse de Hervé Goudray tant vers sa fin de carrière. Une situation encore plus cruelle compte tenu du fait qu’a près de 20 secondes de la fin son tir à trois points pour l’égalisation à fait le tour du cerceau avant de ressortir.

Arbitres agressés

IMG_2625Carole Delaune au milieu

Après la défaite du Mali, l’arbitre principal de la rencontre Carole Delaune a été agressée par un supporter mécontent lorsqu’elle et ses collègues se dirigeaient vers leur vestiaire. Les hommes aux sifflets ont du  retourné sur le parquet.

La colère du public

IMG_2646arrestation du supporter malien

La bulle du public malien n’était qu’a son début car une fois sur le teraflex, un second supporter est descendu, décidé à en découdre avec Mme Delaune a qu’il reproche d’avoir accordé un panier après le buzzer suivant les explications d’un journaliste et de l’entraîneur malien en conférence de presse.  Les forces de l’ordre ont du intervenir. Les angolaises ont vu tombé un sachet d’eau au milieu d’elles pendant qu’elles jubilaient. Toutefois, elles ont par la suite reçu les applaudissements du public.

Coupures

IMG_2684

Durant la rencontre du Sénégal, une panne d’électricité d’environs 10 minutes à interrompu le déroulement du 3e quart temps. Il restait 2 minutes à jouer.

Spéculation

Trouvé un ticket d’entrée au stade est un véritable miracle. Avec la rencontre du Mali programmé à 18h, dès 17h les guichets étaient fermés et place était faite à la vente au marché  noir. Au lieu de 1000franc, le ticket coûtait 1500franc puis 2000 et 3000fcfa durant le premier quart temps.

Supervision

IMG_2629

L’assistant de l’entraîneur malien Hervé Goudray  a passé son temps à tenter de décrypter à distance les consignes du coach angolais durant tous les temps morts. Toutefois, visiblement le portugais parlé par le banc angolais ne lui a pas facilité la tâche !

Devise

« Go dis my boss, Jesus est mon avocat »


IMG_2521

 

Gaëlle YOMI (envoyée spéciale à Bamako)

Posté par gaelleyomi à 05:38 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,
01 octobre 2011

AFROBASKET DAMES : BAMAKO 2011

Mon Afrobasket (Jour : 8)

 IMG_2575Mali -Cameroun

A J-2 de la finale de la 22e édition de l’Afrobasket, les favoris ont tenu leur rang ce vendredi 30 septembre 2011 sur les parquets. Le Sénégal surclasse la Rdc (85-54), le Mali domine le Cameroun (73-50), le Nigeria bat le Mozambique (77-49) et l’Angola s’impose devant la côte d’Ivoire (72-51).  Le carré d’as se présente comme suit : samedi 1 octobre à 18h : Mali-Angola, 20h : Sénégal –Nigeria.

 

Réactions

Aya Traoré (Capitaine, Sénégal)

IMG_2569

Nous avons abordé cette rencontre comme toutes les autres. C’était un quart de finale. Tu gagnes tu avances, tu perds tu es éliminé. Le Nigeria est une grande équipe. Le but est de gagner peut importe le nombre de points d’écarts.

Moustapha Gaye (Entraîneur, Sénégal)

Aujourd’hui nous avons mieux joué et je rends grâce à Dieu de nous avoir donné la victoire. Le Nigeria a un excellent coach.


Priscilla Nbiandja (Meneuse, Cameroun)

IMG_2596

Nous avons manqué de concentration et c’est le même constat depuis les trois derniers matchs. Après les deux premiers quart temps ont ne répond plus. L’équipe malienne est très bonne mais en venant jouer on voulait remporter ce match. Le but à présent est de gagner tous nos matchs de classements.

Meiya Tirera (Pivot, Mali)

IMG_2598

En début de partie, nous n’avons pas bien commencé. A la mi-temps nous avons amélioré notre jeu intérieur en étant plus rigoureuse en défense.  Nous avons des ailières adroites, et le moment venu nous pourrons exploiter notre jeu extérieur.

Fabio Fossati (Entraîneur, Cameroun)

IMG_2594

L’analyse de ce match est très simple. Tout d’abord félicitation au Mali car derrière cette victoire j’ai vu qu’un grand travail a été abattu. Chaque fois nous tenons une mi-temps, peut-être il faut que Fiba Afrique change les règles afin qu’on ne joue que deux quarts (rires). Le Mali a enrayé tous nos systèmes. Nous avions fini 7e à Madagascar en 2009, le but est de faire mieux. Il y a un écart énorme entre nous et les 4 meilleures équipes. Le Mali a un grand mental.

Hervé Cougred Coach  Mali

IMG_2599

Nous avions beaucoup de respect pour le Cameroun. On s’appui sur notre défense en tenant l’adversaire pendant longtemps en dessous des 40 points.  Je ne suis pas sûr qu’on gagne un match en marquant des tirs à trois points, on gagne un match à ayant un bon pourcentage de réussite. Et on est plus adroit près du cercle que loin du cercle, notre force est à l’intérieur. Il serait dommage de gaspiller des munitions.

 

Supervision

IMG_2563

L’entraîneur adjoint numéro 2 du Mali observe le quart de finale Sénégal-Cameroun. Le Mali étant le principal challenger des « Lionnes » du Sénégal, championne en titre.


Hymne national

IMG_2590Lorsqu’on évolue à domicile il y a toujours des petits avantages. A Bamako en plus du public, les « Aigles » du Mali ont un responsable de la sonorisation du stade acquis à leur cause. Ainsi pour fêter cette qualification en demi-finale, l’hymne national malien a retenti à la fin de la rencontre dans la salle polyvalente du stade du 26 mars.

Visite chez le 12e Gaïndé

IMG_2513

Côté sénégalais, le président de la fédération de basket a effectué une visite à midi au quartier général des supporters. Le « 12e Gaïndé » en a profité pour démontrer toute sa détermination à soutenir le « team Sénégal » en esquissant des pas de danses endiablés.

Altercations


Le public sénégalais ne savait pas que le calvaire les attendait au stade. Arrivée à 15h, ils ont été prié de patienté le temps que le Nigeria termine sa rencontre, ensuite, les forces de l’ordre ont décidé de leur faire changer de place. A chaque fois on a assisté à des débuts d’affrontements.

 

Devise

 

“GOD is my Boss, Jésus est mon avocat”

 

Posté par gaelleyomi à 01:49 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
30 septembre 2011

AFROBASKET DAMES : BAMAKO 2011

Mon  Afrobasket (Jour : 7)

 

REPOS …REPOS…. REPOS

Pause totale pour  ce jeudi 29 septembre 2011 à l’Afrobasket malien.  Je vous propose ainsi les photos des différents comités de supporters qui s’attèlent à encourager leurs sélections au Mali.

IMG_1931Côte d'Ivoire

IMG_2004Sénégal


IMG_2106Cameroun

IMG_2534Nigeria

IMG_2632Mali


Devise

 IMG_2337 bus transportant les "Lionnes" du Sénégal

 

« GOD is my boss, Jésus est mon avocat »


Gaëlle YOMI (envoyée Spéciale à Bamako).

Posté par gaelleyomi à 01:38 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,